Washington : le Conseil de paix de Donald Trump tient sa première réunion mondiale
Le Conseil de paix initié par Donald Trump tient sa toute première réunion mondiale ce jeudi 19 février 2026 à Washington, selon Radio-Canada.
Créée initialement pour accompagner la reconstruction de Gaza, l’instance ambitionne désormais d’élargir son mandat à la résolution des conflits internationaux.
La rencontre se déroule à l’Institut Donald J. Trump pour la paix à partir de 9h (heure locale), avec la participation de 47 pays, tandis que l’Union européenne assiste aux échanges en qualité d’observatrice.
5 milliards de dollars pour Gaza et une force de stabilisation
Selon la Maison-Blanche, des engagements financiers d’environ 5 milliards de dollars devraient être annoncés en faveur de la reconstruction de la bande de Gaza.
Le projet inclut également le déploiement de milliers de militaires dans le cadre d’une force de stabilisation internationale.
Parmi les personnalités attendues figurent le secrétaire d’État américain Marco Rubio ainsi que l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair.
Une initiative aux ambitions mondiales
Au-delà de Gaza, le Conseil de paix affiche l’objectif de promouvoir une paix durable dans les régions affectées par des conflits.
Cette orientation place l’initiative en concurrence implicite avec l’Organisation des Nations unies, régulièrement critiquée par Donald Trump pour son inefficacité présumée.
Le mécanisme d’adhésion prévoit que les membres permanents versent 1 milliard de dollars, un point qui suscite déjà des critiques.
Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a qualifié l’initiative de « nouvelle ONU » dont Trump serait « le seul maître ».
Qui participe ?
Parmi les participants figurent :
- Le chef de la diplomatie israélienne Gideon Saar ;
- Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán ;
- Le président argentin Javier Milei.
Plusieurs pays arabes sont également représentés :
- L’Égypte, avec le Premier ministre Mostafa Madbouly ;
- La Jordanie, avec son ministre des Affaires étrangères Ayman Safadi.
Le président indonésien Prabowo Subianto, qui s’est déclaré prêt à déployer 8 000 militaires, est également attendu.
Qui garde ses distances ?
Plusieurs alliés traditionnels et rivaux majeurs des États-Unis ont choisi de ne pas rejoindre l’initiative comme membres fondateurs.
Au sein de l’Europe, les divisions sont visibles. Si certains États participent en observateurs, la France, soutenue par l’Espagne, la Belgique et l’Irlande, a exprimé des réserves quant à la position adoptée par l’Union européenne.
Le Saint-Siège a décliné l’invitation.
De son côté, la Chine, bien qu’invitée, n’a manifesté aucune intention de participer, réaffirmant son attachement à un système multilatéral centré sur l’ONU.
Une crédibilité déjà sous surveillance
Si cette première réunion ne débouche pas rapidement sur des avancées humanitaires concrètes pour Gaza, plusieurs analystes estiment que la crédibilité du Conseil pourrait être rapidement mise à l’épreuve.
Entre ambitions diplomatiques, rivalités institutionnelles et attentes humanitaires urgentes, le Conseil de paix de Donald Trump entame son parcours sous haute surveillance internationale.






