Face à une inflation atteignant son plus haut niveau depuis trois décennies, le gouvernement nigérian annonce des mesures visant à réduire les prix des produits alimentaires de base. Cette initiative, annoncée par le ministre de l’Agriculture Abubakar Kyari, vise à garantir l’accessibilité et la disponibilité des denrées alimentaires essentielles.
Abubakar Kyari a déclaré que « pour atténuer l’inflation alimentaire causée par la disponibilité limitée, le gouvernement mettra en œuvre des mesures sur les 180 prochains jours ». Parmi ces mesures, la suspension des droits et taxes de douanes pour l’importation de certains produits alimentaires par les frontières terrestres et maritimes. Les produits concernés incluent le maïs, le riz brun décortiqué, le blé et le niébé, qui seront également soumis à un prix de détail recommandé.
Pour stimuler l’offre locale, le gouvernement prévoit d’importer 250 000 tonnes de blé et 250 000 tonnes de maïs semi-transformés, destinés aux petits transformateurs et meuniers à travers le pays.
Abubakar Kyari a souligné l’importance de ces mesures pour assurer la sécurité alimentaire et répondre aux besoins des Nigérians, affirmant que le gouvernement veille à ce qu’aucun Nigérian ne souffre de la faim. Les nouvelles directives sont en cours de finalisation et seront publiées prochainement.
Le taux d’inflation au Nigeria a atteint 41% en juin, un record en 28 ans. Cette hausse est attribuée aux récentes politiques économiques du Président Bola Tinubu, qui a pris des mesures drastiques telles que la réduction des subventions sur les carburants et l’électricité, et l’ajustement de la politique de change, entraînant une dévaluation du naira et une érosion du pouvoir d’achat des ménages nigérians.







