Le gouvernement zambien tente de maintenir un climat apaisé avec les investisseurs miniers afin d’éviter les tensions qui ont marqué la période 2019-2021 et qui ont entravé la croissance du secteur. Avec une production de cuivre tombée à 700 000 tonnes en 2023, la Zambie s’efforce de relancer le secteur pour atteindre 3 millions de tonnes d’ici 2031.
Le 20 septembre 2024, le gouvernement a tenu une réunion avec la Zambia Chamber of Mines (ZCM) pour discuter du nouveau code minier en cours d’examen au Parlement. Ce projet de loi a suscité des critiques de la ZCM, qui estime que certaines mesures sont « irréalistes », notamment l’attribution de pouvoirs jugés arbitraires au régulateur minier et la participation minimale de 30 % de l’État dans les projets miniers, perçue comme un frein à l’investissement.
Des tensions historiques et des efforts de relance
Entre 2019 et 2021, sous la présidence d’Edgar Lungu, des réformes de la fiscalité minière ont conduit au gel de projets totalisant plus d’un milliard de dollars, contribuant à une baisse de la production. Depuis l’arrivée au pouvoir du président Hakainde Hichilema en 2021, une politique de dialogue a permis de relancer les projets bloqués et d’attirer de nouveaux investisseurs.
Des acteurs majeurs comme Barrick Gold, First Quantum Minerals, CNMC et International Resources Holding ont annoncé des investissements de plusieurs milliards de dollars dans le cuivre zambien, renforçant ainsi l’ambition du gouvernement. Afin de préserver ces investissements, un dialogue continu entre les parties est prévu pour trouver un terrain d’entente sur les réformes.
Objectif : apaiser les tensions pour atteindre les objectifs de production
Le développement du secteur minier est crucial pour la Zambie, qui dépend du cuivre pour une part importante de son économie. Un cadre législatif équilibré, encourageant les investissements tout en garantissant une juste participation de l’État, est essentiel pour permettre au pays de réaliser ses ambitions de production de cuivre, tout en évitant une nouvelle crise avec les investisseurs.







