Depuis le 1er janvier 2025, les pharmacies gabonaises affiliées au Syndicat des pharmaciens du Gabon (Sypharga) ont cessé de fournir des médicaments aux assurés de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS). Cette décision fait suite à un ultimatum lancé il y a douze jours, visant à dénoncer les arriérés impayés accumulés par la CNAMGS, estimés à plusieurs milliards de francs CFA.
Les dettes de la CNAMGS, non réglées depuis plusieurs années, ont mis les officines dans une situation économique insoutenable. Ces établissements, initialement chargés d’avancer la trésorerie pour les médicaments, se trouvent désormais asphyxiés financièrement.
Selon Sypharga, ce blocage était devenu inévitable pour préserver la survie économique des pharmacies. Cependant, cette suspension affecte près de 40 % de la population gabonaise, bénéficiaire de l’assurance CNAMGS, en limitant drastiquement l’accès aux médicaments essentiels.
Cette mesure pourrait avoir des répercussions dramatiques, notamment :
- Interruption des traitements pour de nombreux patients, en particulier ceux atteints de maladies chroniques.
- Difficulté d’accès aux médicaments, entraînant une hausse de la détresse parmi les assurés.
- Risque d’explosion sociale, alors que la colère gronde parmi les patients et le personnel médical.
Le début de l’année 2025 place le gouvernement gabonais face à un défi de taille. Il devient impératif de trouver une solution rapide et efficace pour régler les arriérés de la CNAMGS et éviter l’aggravation de la crise.
Les acteurs de la santé et de la société civile appellent à une prise de responsabilité immédiate afin de garantir :
- Le rétablissement de la confiance entre la CNAMGS et les pharmacies.
- La continuité des traitements pour les assurés.
- Une réforme durable du système d’assurance maladie pour prévenir de futures crises.
Alors que cette crise met en lumière les fragilités structurelles du système de santé gabonais, l’urgence d’une intervention gouvernementale ne fait aucun doute. Une absence de réponse pourrait exacerber les tensions sociales et compromettre davantage l’accès à la santé pour une partie significative de la population.







