Accra enclenche la procédure d’arbitrage
Le 20 février 2026, la présidence du Ghana a annoncé sa décision de recourir à l’arbitrage international pour régler le différend maritime qui l’oppose depuis plusieurs années au Togo.
Dans un communiqué officiel, Accra indique avoir notifié le gouvernement togolais de l’ouverture d’une procédure dans le cadre de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (UNCLOS). L’objectif est d’aboutir à un règlement définitif concernant la délimitation de leur frontière maritime commune.
Un contentieux ancien aux enjeux stratégiques
Le différend porte principalement sur :
- La délimitation de la frontière maritime
- L’exploitation des ressources maritimes
- Les droits économiques liés à cette zone stratégique
Selon les autorités ghanéennes, huit années de discussions bilatérales et plusieurs rencontres de haut niveau n’ont pas permis d’aboutir à un accord.
Au cœur du litige figure l’absence d’une frontière maritime officiellement reconnue par les deux États. Le Ghana soutient l’existence d’une ligne de démarcation, une position contestée par Lomé, qui estime qu’aucune frontière formelle n’a été établie.
Préserver les relations bilatérales
Accra précise que cette démarche vise à favoriser un règlement juridique clair tout en préservant les relations de bon voisinage. Les autorités ghanéennes affirment vouloir éviter toute escalade d’incidents susceptibles d’accroître les tensions institutionnelles entre les deux pays.
Vers une décision juridiquement contraignante
En saisissant l’arbitrage international, le Ghana cherche à obtenir une décision contraignante qui mettrait un terme définitif à ce différend sensible, aux implications économiques et géopolitiques majeures pour les deux États d’Afrique de l’Ouest.
L’évolution de cette procédure sera déterminante pour la stabilité maritime et la sécurisation des investissements dans cette zone stratégique du Golfe de Guinée.







