La Banque islamique de développement (BID) a dévoilé, à l’occasion de la deuxième conférence d’Al-Ula sur les économies des marchés émergents, son Fonds de financement concessionnel, une nouvelle ressource destinée à accélérer le développement durable dans ses pays membres les plus vulnérables.
Cette initiative marque une évolution stratégique majeure dans le dispositif d’appui du Groupe de la BID, en ciblant prioritairement 27 pays membres les moins avancés confrontés à des défis structurels, budgétaires et sociaux importants.
Un modèle aligné sur la stratégie 2026-2035
Fort de plus de cinq décennies d’engagement en faveur du développement, le nouveau fonds s’inscrit pleinement dans le cadre stratégique décennal (2026-2035) de l’institution. Il repose sur des instruments financiers conformes à la charia, incluant des financements concessionnels diversifiés et des subventions ciblées, notamment dans les contextes de fragilité.
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L’objectif est double :
- alléger le fardeau de la dette des pays bénéficiaires ;
- soutenir des investissements à fort impact dans le capital humain, la sécurité alimentaire, les infrastructures essentielles et la résilience climatique.
Une allocation basée sur des critères rigoureux
Les ressources du fonds seront distribuées selon un cadre fondé sur des données probantes. Les critères incluent :
- le revenu par habitant ;
- la soutenabilité de la dette ;
- les risques liés à la fragilité et aux chocs extérieurs.
Ce mécanisme vise à garantir que les financements atteignent en priorité les pays confrontés aux vulnérabilités les plus graves, en cohérence avec leurs stratégies nationales de développement.
Un financement pérenne et ambitieux
Pour assurer sa viabilité à long terme, le fonds bénéficiera de mesures financières solides, notamment :
- l’affectation de 20 % du résultat net annuel de la BID ;
- des reconstitutions périodiques par les pays membres.
Selon le président du Groupe de la BID, Dr Muhammad Al Jasser, le fonds ambitionne de tripler le volume de financement concessionnel afin d’atteindre environ 15 % des approbations annuelles de l’institution, grâce aux partenariats, au partage de connaissances et au cofinancement.
Il a également souligné le rôle déterminant de l’Arabie saoudite et du Koweït dans la mise en place de ce mécanisme.
Une vision d’équité et d’inclusion
Au-delà d’un simple outil financier, le Fonds de financement concessionnel se veut un engagement renouvelé en faveur des pays membres les moins avancés, avec pour ambition de promouvoir une croissance inclusive et résiliente, sans laisser aucun pays en marge du développement.







