Le Bénin s’est engagé à contribuer deux millions de dollars à la prochaine reconstitution des ressources du Fonds africain de développement (FAD), un organe clé de prêts à taux concessionnels du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD). Cette annonce a été faite par le ministre béninois de l’Économie et des Finances, Romuald Wadagni, lors de l’ouverture de la revue à mi-parcours de la 16e reconstitution des ressources du Fonds, tenue à Cotonou.
Le FAD, essentiel pour soutenir les pays à faible revenu, continue d’être un levier puissant de financement en Afrique. Le ministre Wadagni a exprimé l’importance du Fonds en tant que partenaire de confiance, tout en appelant à plus de rigueur et de transparence dans l’utilisation de ces ressources. Il a également souligné que le Bénin entend utiliser le FAD comme un instrument pour lever des fonds en tirant parti de son effet de levier.
Le président de la BAD, Akinwumi Adesina, a salué cet engagement du Bénin et a encouragé le président Patrice Talon à devenir un champion du FAD-17, tout en rappelant que le cycle de financement actuel (2019-2025) a atteint un niveau record avec 8,9 milliards de dollars de ressources mobilisées.
Le Bénin rejoint un groupe restreint de pays africains contributeurs, parmi lesquels figurent des puissances économiques telles que l’Algérie, l’Égypte, et l’Afrique du Sud. Ces engagements croissants illustrent la volonté des nations africaines de participer activement à leur propre développement et à celui du continent.
Le Fonds africain de développement a un impact direct sur la vie de millions d’Africains. Selon M. Adesina, le FAD a permis à 15 millions de personnes d’accéder à l’électricité, à 74 millions de bénéficier d’améliorations dans l’agriculture, et à 45 millions de profiter de meilleurs réseaux de transport. En outre, 8 700 kilomètres de routes ont été construits ou réhabilités grâce au soutien du Fonds.







