Le gouvernement sénégalais a réagi rapidement à la décision de Moody’s de dégrader la note de crédit souveraine du pays de Ba3 à B1 avec mise sous surveillance. Cette décision, qui intervient dans un contexte économique difficile, est perçue comme un coup de semonce par les autorités, qui promettent une réponse forte.
Le ministère des Finances et du Budget a reconnu que la dégradation fait suite à « la révision à la hausse du déficit budgétaire et du niveau d’endettement observés entre 2019 et 2023″. Cette révision a été révélée par un audit des finances publiques, dont les résultats préliminaires ont mis en lumière des écarts significatifs avec les estimations précédentes.
Face à cette situation, le gouvernement, par le biais du ministre des Finances, a réaffirmé sa volonté de mettre en œuvre des réformes structurelles ambitieuses afin de réduire le déficit budgétaire dès 2025. Ces réformes visent à rassurer les investisseurs et les partenaires internationaux, tout en améliorant la gouvernance financière du pays.
Voir aussi : Moody’s abaisse la note du Sénégal à B1
Des réformes structurelles pour redresser l’économie
Les mesures annoncées incluent une série de réformes structurelles destinées à renforcer l’intégrité du cadre de gestion des finances publiques. Parmi les actions clés envisagées, le gouvernement s’engage à :
- Réduire le déficit budgétaire avec des objectifs précis à court et moyen terme.
- Mettre en place des systèmes financiers intégrés et informatisés pour une meilleure transparence.
- Renforcer les mécanismes de contrôle et améliorer la coordination institutionnelle pour une gestion plus efficace des ressources.
- Établir une trajectoire claire pour réduire l’endettement du pays.
Ces réformes s’inscriront dans le cadre des normes communautaires de la CEDEAO et de l’UEMOA, tout en s’alignant sur les meilleures pratiques internationales.
Soutien des partenaires internationaux
Pour mener à bien ces réformes, le Sénégal prévoit de collaborer étroitement avec ses partenaires internationaux, dont la Banque Mondiale, le Fonds Monétaire International (FMI), et des institutions régionales telles que la BCEAO, la BOAD, et la Banque Africaine de Développement (BAD).
Le communiqué souligne que cette coopération vise à améliorer la gestion de la dette, renforcer la gouvernance financière, et assurer une transparence accrue dans les processus budgétaires, un point clé pour restaurer la confiance des marchés et des investisseurs.
Engagement en faveur de la transparence
Dans un souci de transparence, le gouvernement s’engage à fournir des mises à jour régulières sur l’avancée des réformes. Ces informations seront communiquées via des communiqués de presse, des conférences, et des plateformes officielles, afin de maintenir un dialogue ouvert avec les citoyens et les partenaires économiques du pays.







