La compagnie pétrolière russe Lukoil continue de renforcer ses engagements dans l’industrie pétrogazière du Congo avec un nouvel accord visant à étendre ses opérations. Le vendredi 27 septembre 2024, un protocole d’accord a été signé entre le ministre congolais des hydrocarbures, Bruno Jean Richard Itoua, et l’administrateur général de Lukoil Upstream Congo, Ilya Pshenichny.
Expansion dans l’offshore congolais
Cet accord prévoit l’exploration de périmètres pétrogaziers prometteurs en mer, notamment les sites Haute Mer A et B, où des estimations optimistes suggèrent la présence de 168 millions de barils de brut. Ces sites sont jugés stratégiques pour l’expansion des capacités pétrolières du pays, qui ambitionne d’atteindre une production de 500 000 barils/jour à moyen terme, contre environ 300 000 barils/jour en 2023.
Cette annonce intervient dans la continuité des intentions formulées par Lukoil en juillet, lorsque Ivan V. Romanovsky, vice-président de la société, a rencontré le président congolais Denis Sassou N’Guesso pour discuter de l’élargissement des intérêts de l’entreprise dans le pays. Jusque-là, la participation de Lukoil au Congo se limitait à une part de 25 % dans la licence Marine XII en eaux peu profondes, opérée par l’italien Eni.
Des liens énergétiques plus profonds entre la Russie et le Congo
Ce protocole d’accord, bien que juridiquement non contraignant, marque un approfondissement des relations entre le Congo et la Russie dans le domaine énergétique. Le renforcement des liens entre les deux pays pourrait aboutir à la signature d’accords plus formels dans un avenir proche, consolidant la présence de Lukoil dans le secteur pétrogazier congolais.
En parallèle, cet engagement souligne les efforts du Congo pour accroître sa production pétrolière à travers des partenariats avec des acteurs majeurs de l’industrie, alors que le secteur est perçu comme un levier crucial de son développement économique.
Avec ce protocole d’accord, Lukoil poursuit sa stratégie d’expansion dans l’offshore congolais. Alors que la compagnie se positionne pour jouer un rôle clé dans l’augmentation des capacités de production du Congo, cet accord renforce les liens énergétiques entre la Russie et le Congo, tout en ouvrant la voie à de futurs investissements stratégiques dans le secteur pétrolier.







