L’agence de notation Standard & Poor’s (S&P) a relevé la perspective de notation du Togo de « stable » à « positive », tout en maintenant sa note de crédit à B. Cette décision marque un pas important pour l’économie togolaise, qui bénéficie des réformes économiques et des investissements stratégiques en cours.
Facteurs clés de la révision
Les efforts du gouvernement, sous la direction du Président Faure Essozimna Gnassingbé, ont permis d’obtenir cette amélioration. Les réformes du climat des affaires, la consolidation budgétaire, et les investissements dans les infrastructures ont joué un rôle déterminant dans cette dynamique.
L’un des points forts soulignés par S&P est la position stratégique du Togo en tant que hub de transport régional. Le Port Autonome de Lomé, seul port en eaux profondes naturel de la région, a renforcé la capacité du pays à jouer un rôle clé dans les échanges entre l’Asie et les pays enclavés d’Afrique de l’Ouest. Ce port est désormais le quatrième port le plus actif d’Afrique.
De plus, la Plateforme Industrielle d’Adétikopé contribue à la diversification de l’économie, en attirant des investissements dans des secteurs tels que l’agro-alimentaire, l’automobile, la construction, la pharmaceutique, et le textile.
Consolidation budgétaire et croissance économique
S&P a également salué les progrès en matière de consolidation budgétaire, notamment l’augmentation régulière des recettes fiscales, à hauteur de 0,5 point de PIB par an. Le gouvernement togolais a montré sa capacité à améliorer sa situation budgétaire tout en maintenant un taux de croissance robuste.
En 2023, la croissance réelle a dépassé les prévisions de S&P, atteignant 6,4%, contre une estimation initiale de 6,0%. Cette performance est notamment due à la forte dynamique du secteur tertiaire.
Projections futures
Si la tendance économique se poursuit au cours des 12 prochains mois, S&P prévoit que la note de crédit du Togo pourrait être relevée à B+. La dynamique de croissance est soutenue par la Feuille de Route gouvernementale et le programme de 42 mois avec le FMI, signé en mars 2024, d’un montant de 390 millions de dollars.







