Tunisie : Kaïs Saïed place la justice sociale au cœur du budget 2027
Le président tunisien Kaïs Saïed a présidé, le mardi 13 octobre 2026, une réunion du Conseil des ministres au palais de Carthage, consacrée notamment au projet de loi de finances (PLF) et au budget économique pour 2027. À cette occasion, le chef de l’État a insisté sur la justice sociale, l’allègement de la pression fiscale et la satisfaction des besoins des citoyens, qu’il présente comme des priorités de l’action publique.
Investissement et stabilité sociale
Pour Kaïs Saïed, l’investissement ne peut produire les résultats attendus sans une stabilité sociale fondée sur la justice et l’équité. Il a également rappelé que les besoins des citoyens, dans tous les secteurs et toutes les régions du pays, doivent rester au centre des politiques publiques.
Cette position met en avant le lien entre les conditions sociales et les objectifs de développement économique. Elle souligne également l’importance d’une répartition équitable des efforts et des bénéfices de l’action publique.
Le projet de loi de finances 2027 axé sur la justice fiscale
Au sujet du PLF 2027, le président tunisien a mis en avant deux orientations : la justice sociale et l’allègement de la pression fiscale.
Reconnaissant la légitimité des divergences d’opinions autour du texte, il a affirmé que le droit des citoyens à une vie digne et l’intérêt national devaient guider les discussions.
Toutefois, les éléments communiqués ne précisent ni les mesures fiscales envisagées ni leurs effets attendus sur les recettes de l’État, les ménages et les entreprises. Les modalités concrètes de mise en œuvre de ces orientations restent donc à préciser.
Lire aussi : Tunisie : le budget 2027 face à de fortes contraintes
Les besoins des citoyens au centre de l’action publique
Kaïs Saïed a insisté sur le fait que les citoyens ne doivent pas être réduits à de simples chiffres. Il a appelé les responsables publics à garantir leurs droits et à lever les obstacles qui entravent leur concrétisation.
Le chef de l’État a également évoqué les sacrifices des martyrs, les souffrances des blessés et les aspirations du peuple tunisien. Il a assuré que les attentes des citoyens ne resteraient pas sans réponse et que l’action de l’État se poursuivrait afin de produire des réalisations concrètes sur le terrain.
Ces déclarations placent la mise en œuvre effective des politiques publiques au centre des attentes liées au prochain exercice budgétaire.
Un avertissement sur le fonctionnement des institutions
Le président tunisien a par ailleurs mis en garde contre toute tentative de chantage à l’égard de l’État ou de perturbation du fonctionnement normal de ses institutions.
Il a conclu son intervention par une formule imagée évoquant l’arrivée du « plein éclat de la lune », affirmant que cette échéance se réaliserait malgré l’opposition de ses adversaires et de leurs soutiens, en Tunisie comme à l’étranger.
Des orientations dont la portée dépendra des mesures concrètes
La réunion du Conseil des ministres du 13 octobre met en avant plusieurs priorités présidentielles pour le budget 2027 : justice sociale, réduction de la pression fiscale, prise en compte des besoins des citoyens et continuité de l’action de l’État.
La traduction de ces orientations dans le projet de loi de finances dépendra des dispositions qui seront effectivement retenues. Les mesures fiscales, les choix de dépenses et les moyens mobilisés pour répondre aux besoins des différentes régions constitueront des éléments déterminants pour apprécier la portée économique et sociale du budget.







