Bénin : 65,5 milliards FCFA mobilisés pour trois secteurs
Le Bénin a obtenu près de 65,5 milliards de FCFA, soit environ 100 millions d’euros, pour financer plusieurs projets dans l’électricité, l’agriculture et la santé. Ces nouveaux engagements ont été conclus à Paris avec l’Agence française de développement (AFD), l’Union européenne et Bpifrance.
Selon le communiqué de la Présidence béninoise, les accords représentent 61,9 milliards de FCFA, auxquels s’ajoute une lettre de mandat de 3,54 milliards de FCFA avec Bpifrance.
Les financements doivent notamment permettre d’étendre l’accès à l’électricité, de développer la pisciculture et plusieurs filières agricoles, mais aussi de renforcer les capacités nationales en matière d’expertise médico-légale.
52,1 milliards FCFA pour étendre le réseau électrique
Le principal financement est destiné au secteur de l’électricité, avec une enveloppe de 52,1 milliards de FCFA pour étendre le réseau de distribution de la Société béninoise d’énergie électrique (SBEE).
Le financement repose sur :
- 32,8 milliards de FCFA de prêt de l’AFD ;
- 19,3 milliards de FCFA de don de l’Union européenne.
À travers le projet PEDER+, le Bénin prévoit la réalisation de plus de 120 000 nouveaux branchements dans 750 localités, réparties dans 15 communes des départements du Mono, du Couffo et du Borgou.
Au-delà de l’extension de la couverture électrique, le programme vise à améliorer la qualité du service et à réduire les disparités territoriales.
Le projet doit également contribuer à limiter les pertes sur le réseau, avec un objectif qui touche directement à l’équilibre financier de la SBEE.
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9,8 milliards FCFA pour la pisciculture et les filières agricoles
Le deuxième volet représente 9,8 milliards de FCFA et cible la pisciculture ainsi que plusieurs filières agricoles de proximité.
Sur cette enveloppe, 6,6 milliards de FCFA seront consacrés au développement de la pisciculture dans 10 communes de l’Alibori, de l’Atacora et de la Donga.
L’ambition est de structurer une chaîne de valeur complète, de l’alevin au marché, afin d’accroître la production nationale de poisson et d’améliorer sa qualité.
Un financement complémentaire d’environ 3,3 milliards de FCFA doit soutenir les investissements dans les filières avicole, cunicole, protéagineuse et oléagineuse.
Ces interventions concerneront 16 communes du Borgou, de la Donga, des Collines et du Zou.
Bpifrance accompagne le projet de laboratoire ADN
Le troisième axe concerne à la fois la santé et la justice.
Une lettre de mandat de 3,54 milliards de FCFA signée avec Bpifrance ouvre les négociations pour le financement de la Plateforme de recherche, d’investigation et d’analyse médico-légale (PRIAM), développée avec le Laboratoire d’hématologie médico-légale de Bordeaux.
Le projet prévoit la création d’un laboratoire national d’expertise ADN capable de réaliser jusqu’à 30 000 analyses par an.
Le Bénin vise également une accréditation internationale selon la norme ISO/IEC 17025. Plus de 500 professionnels doivent être formés et une filière universitaire dédiée doit être créée.
Réduire le recours à l’expertise à l’étranger
La création de cette infrastructure doit permettre au Bénin de développer sur son territoire des capacités d’analyse génétique qui peuvent actuellement nécessiter l’envoi d’échantillons à l’étranger.
Les applications envisagées concernent notamment l’identification des victimes, la recherche de filiation et l’appui aux enquêtes judiciaires.
Au-delà de l’investissement matériel, le projet comporte donc un volet important de développement des compétences et de structuration d’une expertise nationale.
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Des investissements orientés vers les territoires
À travers ces différents engagements, le gouvernement béninois met en avant une approche combinant infrastructures, soutien à la production et renforcement des capacités nationales.
Une partie des projets doit notamment contribuer au développement des pôles territoriaux, avec l’objectif de rapprocher les services publics et les activités économiques des populations.
Avec l’électricité comme principal poste de financement, complété par des investissements dans l’agriculture et les capacités d’expertise médico-légale, ces nouveaux engagements couvrent ainsi plusieurs dimensions du développement économique et social du Bénin.







