Tourisme : Maurice, l’Afrique du Sud et l’Égypte en tête en Afrique
Le développement de l’industrie du tourisme et des voyages reste un chantier encore inégal en Afrique. Selon le Travel & Tourism Development Index 2026, publié le 25 septembre par le Forum économique mondial (WEF) en collaboration avec Zurich Insurance Group, aucun pays africain ne figure dans le Top 50 mondial.
La République de Maurice, l’Afrique du Sud et l’Égypte occupent les trois premières places du classement continental. Sur les 23 pays africains évalués, dix ont reculé par rapport à l’édition 2024, huit ont progressé et cinq ont conservé leur position.
Un indice qui mesure les conditions de développement du tourisme
Le Travel & Tourism Development Index 2026 ne classe pas directement les destinations selon leur nombre de visiteurs ou leurs recettes touristiques.
L’indice évalue plutôt les conditions-cadres permettant au secteur touristique de se développer de manière durable et résiliente et de contribuer au développement économique et social.
L’édition 2026 couvre 110 pays et repose sur 102 indicateurs. Ceux-ci prennent notamment en compte l’État de droit, la criminalité, les maladies transmissibles, les paiements numériques, les dépenses publiques consacrées au tourisme, les conditions d’octroi des visas, la compétitivité des prix, la connectivité aérienne, le stress hydrique ou encore le patrimoine mondial de l’UNESCO.
Les données sont issues notamment d’institutions internationales comme ONU Tourisme et la Banque mondiale, ainsi que d’une enquête du Forum économique mondial.
17 piliers regroupés en cinq grandes dimensions
Les 102 indicateurs sont structurés autour de 17 piliers, eux-mêmes regroupés en cinq dimensions :
- environnement favorable ;
- politiques dans le domaine du tourisme et des voyages ;
- infrastructures et services ;
- ressources touristiques ;
- développement durable.
Les données brutes sont normalisées sur une échelle allant de 1 à 7. Les indicateurs sont ensuite agrégés pour déterminer le score des différents piliers, puis celui des cinq dimensions.
Le score global correspond à la moyenne arithmétique des cinq dimensions, également exprimée sur une échelle de 1 à 7.
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Maurice conserve la première place africaine malgré son recul
Avec un score de 4,07 points, Maurice occupe le 59e rang mondial sur 110 destinations. L’île recule toutefois de trois places par rapport à l’édition 2024.
Elle devance l’Afrique du Sud, classée 61e au niveau mondial, et l’Égypte, qui occupe le 63e rang.
Le Maroc complète le groupe de tête africain au 70e rang mondial, devant la Tanzanie et le Kenya.
Des évolutions contrastées depuis 2024
L’évolution des positions africaines est loin d’être homogène. Sur les 23 destinations couvertes, 10 ont reculé, 8 ont progressé et 5 ont stagné par rapport à 2024.
Le Botswana enregistre le recul le plus important, avec neuf places perdues. Il est suivi de la Namibie, en baisse de sept rangs, et de la Tunisie, qui recule de quatre places.
À l’inverse, le Maroc gagne sept places, tandis que l’Algérie progresse de quatre rangs et le Nigeria de trois.
Ces variations de classement doivent toutefois être distinguées de l’évolution du score lui-même, puisque l’indice mesure les conditions de développement du tourisme et non les performances touristiques enregistrées en termes d’arrivées ou de recettes.
Le Japon en tête du classement mondial
À l’échelle mondiale, le Japon occupe la première place du Travel & Tourism Development Index 2026. Les États-Unis, l’Espagne, l’Australie et la France complètent les cinq premières positions.
Le WEF relève par ailleurs une progression générale des performances mesurées par l’indice. 101 des 110 pays étudiés ont amélioré leur score entre 2024 et 2026, tandis que la moyenne mondiale a augmenté de 2,1 %.
Selon le classement, cette progression s’explique notamment par le renforcement des atouts culturels, l’amélioration des infrastructures et services touristiques, ainsi que par une meilleure connectivité aérienne et le dynamisme accru du tourisme d’affaires.
Un potentiel africain encore confronté aux conditions-cadres
Les résultats mettent en évidence la diversité des conditions de développement du tourisme sur le continent. Même si plusieurs pays africains ont amélioré leur position, aucun ne figure parmi les 50 premières destinations mondiales évaluées par l’indice.
Le classement met ainsi l’accent sur des facteurs qui dépassent les seules ressources touristiques : infrastructures, connectivité, environnement institutionnel, politiques publiques, services et durabilité constituent également des éléments déterminants dans la capacité d’un pays à développer durablement son industrie touristique.
Le Travel & Tourism Development Index 2026 place Maurice, l’Afrique du Sud et l’Égypte aux trois premières positions africaines. Maurice occupe le 59e rang mondial avec 4,07 points, tandis que le continent ne compte aucun représentant dans le Top 50 mondial.
Sur les 23 pays africains couverts, les évolutions sont contrastées : 10 ont reculé, 8 ont progressé et 5 ont stagné depuis 2024. À l’échelle mondiale, le Japon arrive en tête et 101 pays sur 110 ont amélioré leur score.







