Sénégal : Diomaye Faye défend une réforme de l’ordre international à l’ONU
Le président sénégalais Bassirou Diomaye Diakhar Faye a appelé, jeudi 24 septembre 2026 à New York, à renforcer le multilatéralisme et à réformer les mécanismes de gouvernance internationale. À la tribune de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies, le chef de l’État a notamment mis en avant les enjeux de paix, de financement du développement et de représentation de l’Afrique dans les instances internationales.
Son intervention s’inscrit dans le thème de la 81ᵉ session, consacré à la restauration de la confiance et à l’efficacité de l’Organisation des Nations Unies.
Une réforme du multilatéralisme au cœur du discours
Bassirou Diomaye Faye a défendu un multilatéralisme fondé sur le droit international et la coopération entre États, alors que les tensions géopolitiques mettent à l’épreuve les mécanismes de dialogue international.
Le président sénégalais a également abordé plusieurs foyers de conflit, notamment Gaza et le Sahel, en appelant à privilégier les mécanismes de dialogue et les solutions collectives. Les questions de paix et de sécurité occupent une place importante dans les discussions de cette 81ᵉ session.
Dakar réclame une meilleure représentation de l’Afrique
La réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies constitue un autre axe majeur de l’intervention sénégalaise. Bassirou Diomaye Faye a appelé à accélérer les discussions sur la composition de cet organe, afin de mieux prendre en compte les réalités géopolitiques actuelles et la représentation du continent africain.
Le Sénégal a déjà siégé à trois reprises comme membre élu du Conseil de sécurité, pour les périodes 1968-1969, 1988-1989 et 2016-2017.
En sa qualité de président en exercice de la CEDEAO, le chef de l’État sénégalais a par ailleurs mis en avant les enjeux de paix et de lutte contre le terrorisme dans la sous-région ouest-africaine. L’ONU a également relevé, lors d’une réunion de haut niveau tenue le 22 septembre, son appel à une meilleure représentativité de l’Afrique dans les instances internationales de décision.
La dette africaine et le financement du développement
Le financement du développement figure également parmi les priorités exposées par le président sénégalais. Il a plaidé pour une réforme de l’architecture financière internationale, dans un contexte où plusieurs pays africains font face à d’importants besoins de financement et à un poids élevé du service de la dette.
Lors d’une réunion consacrée à la mise en œuvre du Pacte pour l’avenir, l’ONU avait déjà rapporté que Bassirou Diomaye Faye avait souligné les difficultés structurelles auxquelles sont confrontés les États africains, notamment en matière d’infrastructures, d’industrialisation, de mobilisation des ressources et de financement du développement.
Le Sénégal met en avant ses propres initiatives
Dans son intervention, le Sénégal a également mis en avant plusieurs initiatives nationales et engagements internationaux. Parmi eux figurent la construction de la Maison des Nations Unies à Diamniadio, la candidature du pays à un nouveau mandat au Conseil de sécurité pour 2032-2033 et l’organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026.
Ces derniers se tiendront du 31 octobre au 13 novembre 2026 et constitueront la première manifestation olympique organisée sur le continent africain.
À travers cette intervention, le Sénégal a ainsi articulé plusieurs priorités : réforme du système multilatéral, représentation accrue de l’Afrique, financement du développement et recherche de solutions collectives aux crises internationales.







