La Direction générale de l’économie anticipe pour 2026 une hausse de 247,5 % de l’extraction des gaz au Congo, suivie de +26,1 % en 2027. Cette accélération, liée à la montée des projets gaziers et de GNL, repositionnerait le gaz dans le mix énergétique, tout en maintenant la forte exposition du pays aux hydrocarbures.
La Direction générale de l’économie projette une progression de 247,5 % de la branche extraction des gaz en 2026, puis une nouvelle hausse de 26,1 % en 2027. À titre de comparaison, l’extraction pétrolière augmenterait de 5,6 % en 2026 et de 8 % en 2027. Le gaz afficherait ainsi un rythme nettement supérieur aux autres segments extractifs suivis par l’administration.
Trajectoire déjà engagée
Selon les données du Comité de cadrage macroéconomique et budgétaire reprises par la DGE, l’activité gazière avait déjà crû de 47,2 % en 2024, puis de 43,7 % en 2025. Sur la même période, l’extraction pétrolière avait reculé de 1,6 % en 2024 avant de progresser de 4,9 % en 2025. Le profil attendu pour 2026 accentuerait encore ce mouvement de rattrapage du gaz.
Projets gaz et GNL en toile de fond
La DGE rattache cette dynamique à la montée en puissance des investissements dans le gaz naturel et le gaz naturel liquéfié, identifiés par le rapport comme des vecteurs de transformation économique. La valorisation accrue du gaz, longtemps dominé par le pétrole, élargirait le portefeuille d’hydrocarbures du pays. Cette production supplémentaire pourrait aussi offrir une source additionnelle de recettes d’exportation aux côtés du brut.
Effets attendus sur l’industrie
L’impulsion gazière s’inscrirait dans une remontée plus large du secteur secondaire, attendu en hausse de 5,8 % en 2026 puis de 8,1 % en 2027. Pour 2027, la DGE prévoit également +18,1 % pour les produits minéraux non métalliques et +5,2 % pour la construction. Le gaz ferait figure de locomotive de ce mouvement industriel, tout en partant d’une base d’activité plus étroite que celle du pétrole.
Diversification encore limitée
Le rapport souligne toutefois que pétrole et gaz relèvent du même univers extractif, maintenant l’économie exposée aux cours internationaux de l’énergie. Il reconnaît que la diversification productive demeure restreinte et que les hydrocarbures restent déterminants pour les recettes publiques et les exportations. L’élargissement du rôle du gaz diversifierait d’abord l’offre énergétique, et sa traduction en véritable diversification productive dépendrait de ses effets sur les investissements, les infrastructures et les autres activités économiques.







