Sénégal : S&P abaisse encore les notes souveraines
L’agence S&P Global Ratings a dégradé, le 4 septembre 2026, les notes de crédit souverain à long terme du Sénégal, invoquant notamment les risques liés à une éventuelle restructuration de la dette du pays.
La note souveraine à long terme en devises étrangères passe ainsi de « CCC+ » à « CC », tandis que celle en monnaie locale est abaissée de « CCC+ » à « CCC ». Les deux notes sont assorties d’une perspective négative.
En revanche, S&P a confirmé les notes souveraines à court terme, en devises étrangères comme en monnaie locale, à « C ».
Le risque d’une restructuration de la dette
Selon S&P Global Ratings, sa décision intervient dans un contexte marqué par l’annonce des autorités sénégalaises de leur intention de procéder à une restructuration de la dette avec les créanciers externes.
L’agence estime qu’il existe désormais une forte probabilité que cette situation entraîne un échange de dette difficile ou un défaut de paiement sur la dette commerciale du Sénégal libellée en devises étrangères.
La dégradation de la note reflète donc principalement les risques associés au processus de restructuration envisagé et à ses modalités.
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La dette en monnaie locale également sous surveillance
La perspective négative concerne également le risque que la dette en monnaie locale soit finalement intégrée au processus de restructuration.
S&P souligne que certains créanciers pourraient contester le périmètre de la restructuration proposé par les autorités sénégalaises. Une telle contestation pourrait élargir l’incertitude entourant le traitement des différentes catégories de dette.
L’agence maintient ainsi une appréciation particulièrement prudente de la situation financière du Sénégal, alors que les autorités doivent désormais avancer dans leurs discussions avec les créanciers.
Une nouvelle pression sur la signature du Sénégal
Cette nouvelle dégradation intervient alors que la notation souveraine du Sénégal fait l’objet d’une surveillance accrue de la part des agences internationales. Le passage de « CCC+ » à « CC » en devises étrangères place désormais la dette souveraine à long terme dans une catégorie indiquant un risque de défaut extrêmement élevé.
La perspective négative signifie par ailleurs que S&P pourrait encore prendre des mesures sur les notes si l’évolution du processus de restructuration ou le traitement de la dette en monnaie locale venait à confirmer les risques identifiés par l’agence.
Pour Dakar, l’enjeu est désormais de parvenir à un accord avec ses créanciers tout en limitant les conséquences de la restructuration sur la confiance des investisseurs et l’accès futur du pays aux marchés financiers.







