Nassirou Bako-Arifari rejoint la Commission de la CEDEAO
La Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) accueille une nouvelle figure béninoise dans son équipe dirigeante. Le professeur Nassirou Bako-Arifari est désormais commissaire chargé du développement humain et des affaires sociales.
Sa nomination intervient dans le cadre du renouvellement de la direction de la Commission de la CEDEAO. Universitaire, chercheur, ancien député et ancien ministre des Affaires étrangères du Bénin, Nassirou Bako-Arifari dispose d’un parcours à la croisée de la recherche, de la politique publique et de la diplomatie.
À ce nouveau poste, il aura notamment la responsabilité d’un portefeuille directement lié aux enjeux sociaux et humains auxquels fait face l’Afrique de l’Ouest.
Un parcours universitaire construit entre l’Afrique et l’Europe
Avant d’embrasser une carrière politique, Nassirou Bako-Arifari s’est d’abord illustré dans le monde académique.
Il obtient en 1989 une maîtrise d’Histoire à l’Université nationale du Bénin. Son parcours universitaire le conduit ensuite au Sénégal, en France et en Allemagne.
Lauréat du CODESRIA, il décroche en 1994 à Marseille, en France, un Diplôme d’études approfondies en sciences sociales.
En 1995, il poursuit sa formation en Allemagne et obtient un diplôme de PNdS à l’Université de Brême.
Quatre ans plus tard, en 1999, il devient docteur en sociologie et anthropologie sociale à Marseille.
Cette formation pluridisciplinaire va profondément marquer son parcours professionnel et ses travaux de recherche, notamment sur les dynamiques sociales, la gouvernance et le développement local.
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De l’université à la recherche sur les sociétés africaines
Nassirou Bako-Arifari a enseigné à l’Université d’Abomey-Calavi, où il a occupé les fonctions de maître-assistant au Département de sociologie-anthropologie.
Il a également été maître de conférences associé à l’Université de Cologne, en Allemagne.
Son parcours scientifique l’a conduit à diriger le Laboratoire d’études et de recherches sur les dynamiques sociales et le développement local (LASDEL-Bénin).
Ses recherches portent notamment sur la décentralisation et les pouvoirs locaux en milieu rural au Bénin et au Niger, les approches anthropologiques de la corruption en Afrique de l’Ouest ainsi que les processus de démocratisation.
Un parcours académique qui lui a également permis de collaborer avec plusieurs organisations internationales.
Un expert sollicité par les organisations internationales
Avant et parallèlement à ses responsabilités politiques, le professeur Bako-Arifari a travaillé comme consultant pour plusieurs institutions internationales.
Il a notamment collaboré avec la Banque mondiale, le Fonds des Nations unies pour l’alimentation ainsi que la Coopération suisse.
Ces expériences lui ont permis d’acquérir une connaissance approfondie des problématiques de développement, de gouvernance et de transformation des politiques publiques.
Une expertise particulièrement en phase avec le portefeuille qui lui est désormais confié au sein de la Commission de la CEDEAO.
Une entrée en politique avec l’Assemblée nationale
Le parcours de Nassirou Bako-Arifari prend ensuite une nouvelle dimension avec son entrée dans la vie politique béninoise.
Il est élu député lors des législatives de 2007, sur la liste Espoir, et intègre la cinquième mandature de l’Assemblée nationale.
Il retrouve ensuite le Parlement au sein de la sixième mandature après son élection en 2010 sur la liste Amana, dont il est le fondateur.
Durant son premier mandat parlementaire, il est désigné coordonnateur national de l’alliance politique G13.
Son implication dans les questions institutionnelles et électorales se poursuit lorsqu’il est nommé, le 10 mars 2010, à la tête de la Commission politique de supervision de la Liste électorale permanente informatisée.
De député à ministre des Affaires étrangères
La carrière politique de Nassirou Bako-Arifari franchit un nouveau cap en 2011.
Il est nommé ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine, de la Francophonie et des Béninois de l’extérieur.
Il est reconduit à ce poste en août 2013 à la suite de la formation d’un nouveau gouvernement.
Cette expérience ministérielle lui permet de développer une connaissance directe des relations internationales et des mécanismes de coopération entre États africains et partenaires internationaux.
Elle complète son profil académique et son expérience des politiques publiques.
Un profil en phase avec les enjeux du développement humain
Avec sa nomination comme commissaire chargé du développement humain et des affaires sociales de la CEDEAO, Nassirou Bako-Arifari retrouve un portefeuille qui fait écho à une grande partie de son parcours.
Ses travaux universitaires sur les sociétés africaines, la décentralisation, la gouvernance et le développement local, son expérience de consultant auprès d’organisations internationales ainsi que son passage au gouvernement béninois constituent autant d’atouts pour cette nouvelle responsabilité.
Le portefeuille du développement humain et des affaires sociales touche à plusieurs défis majeurs de l’espace communautaire : amélioration des conditions de vie, développement des compétences, inclusion sociale et renforcement des politiques publiques en faveur des populations.
Le Bénin renforce sa présence dans la nouvelle équipe dirigeante
La nomination de Nassirou Bako-Arifari intervient dans le cadre de la nouvelle équipe dirigeante de la Commission de la CEDEAO.
Son arrivée illustre également la diversité des profils mobilisés pour conduire les politiques communautaires, avec des responsables issus de la diplomatie, de l’administration, de la recherche et du secteur public.
Pour le professeur béninois, cette nouvelle fonction constitue une étape supplémentaire dans un parcours qui l’a successivement conduit des amphithéâtres universitaires aux bancs du Parlement, puis à la diplomatie et désormais à la gouvernance régionale.
À la Commission de la CEDEAO, Nassirou Bako-Arifari devra désormais mettre cette expérience au service d’un objectif central : faire du développement humain et des politiques sociales un levier plus efficace de l’intégration ouest-africaine.








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