L’Égypte et la Chine renforcent leur partenariat stratégique. Le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi et son homologue chinois Xi Jinping ont assisté, mercredi 2 septembre au Caire, à la signature de cinq accords et mémorandums d’entente, ainsi que de plus de 20 autres documents destinés à approfondir la coopération entre les deux pays dans plusieurs secteurs clés.
Les nouveaux engagements couvrent notamment l’économie, la finance, l’industrie, les technologies de l’information et le développement de la zone économique du canal de Suez. Ils témoignent de la volonté des deux pays de donner une nouvelle impulsion à leur partenariat et d’accroître les investissements bilatéraux.
Vision Égypte 2030 et « la Ceinture et la Route »
Le premier accord signé porte sur la convergence entre les priorités du programme national Vision Égypte 2030 et l’initiative chinoise « la Ceinture et la Route », lancée en 2013 pour renforcer les infrastructures, la connectivité et les échanges commerciaux entre l’Asie, l’Europe, l’Afrique et d’autres régions du monde.
Un deuxième accord concerne la coopération économique et technique entre les deux pays. Les trois autres textes portent respectivement sur le renforcement des chaînes industrielles et d’approvisionnement, les technologies de l’information et le développement de la zone économique du canal de Suez.
Ces accords ont été signés par plusieurs responsables des deux pays, dont le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, le ministre de l’Investissement, Mohamed Farid, et le ministre des Télécommunications, Raafat Hendy.
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Vers un rééquilibrage des échanges commerciaux
Les deux dirigeants ont également affiché leur volonté de renforcer les échanges commerciaux et de faciliter l’accès des produits égyptiens au marché chinois.
Les discussions doivent notamment se poursuivre autour de l’accord dit de « récolte précoce », un mécanisme commercial transitoire permettant de réduire ou de supprimer rapidement les droits de douane sur certains produits avant la conclusion éventuelle d’un accord de libre-échange plus large.
Cette orientation vise notamment à réduire les déséquilibres commerciaux et à favoriser une présence accrue des produits égyptiens sur le marché chinois.
La finance et le tourisme au cœur du partenariat
La coopération financière figure également parmi les axes prioritaires. Les deux présidents ont salué les mécanismes déjà mis en place, notamment l’émission par l’Égypte de « panda bonds », des obligations libellées en yuan et émises sur le marché chinois.
Le développement des règlements commerciaux en monnaies locales fait également partie des pistes destinées à faciliter les échanges entre les deux économies.
Le tourisme constitue un autre secteur appelé à prendre de l’ampleur. Le Caire et Pékin souhaitent notamment accroître le nombre de touristes chinois en Égypte et encourager les investissements dans la construction et la gestion d’hôtels et de complexes touristiques.
La coopération devrait par ailleurs se poursuivre dans les médias, la culture, l’enseignement supérieur, la recherche scientifique et les échanges entre les jeunes.
Des échanges en forte progression
Cette intensification de la coopération intervient alors que les échanges commerciaux entre l’Égypte et la Chine connaissent une progression significative.
Au premier semestre 2026, leur volume a atteint 11,3 milliards de dollars, contre 9,3 milliards de dollars sur la même période en 2025. Cela représente une hausse de 21,5 % en un an.
Avec ces nouveaux accords, Le Caire et Pékin entendent donc capitaliser sur cette dynamique pour approfondir leur partenariat, notamment dans les secteurs industriels, technologiques et financiers. Le développement de la zone économique du canal de Suez pourrait notamment constituer l’un des principaux points d’ancrage de cette coopération renforcée.







