Cheick-Oumar Sylla prend les commandes d’Africa50 Project Development
Africa50 renforce son équipe dirigeante. L’organisation spécialisée dans le financement et le développement des infrastructures africaines a nommé Cheick-Oumar Sylla au poste de directeur général de son fonds Africa50 Project Development (PD).
Cette nomination intervient dans le cadre de la stratégie de croissance de l’organisation et de sa volonté de renforcer sa plateforme de développement de projets, avec l’ambition d’accélérer la mise en œuvre de sa feuille de route à l’horizon 2030.
Plus de 30 ans d’expérience dans les infrastructures
Cheick-Oumar Sylla apporte à Africa50 plus de 30 années d’expérience dans l’investissement en infrastructures, le développement de projets, le financement du développement et l’accompagnement du secteur privé.
Son parcours l’a conduit à travailler en Afrique, au Moyen-Orient et en Europe, dans des environnements aussi bien publics que privés.
Avant de rejoindre Africa50, il occupait le poste de directeur régional de l’International Finance Corporation (IFC) pour l’Afrique du Nord et la Corne de l’Afrique.
À ce poste, il supervisait les activités d’investissement et de conseil de l’institution dans plusieurs pays de la région.
Un parcours marqué par l’investissement et le développement de projets
Au sein de l’IFC, Cheick-Oumar Sylla a également exercé comme responsable principal des investissements pour les infrastructures et les ressources naturelles en Afrique.
Il a par ailleurs occupé les fonctions de directeur régional pour la Corne de l’Afrique.
Avant son passage à l’IFC, le nouveau dirigeant d’Africa50 avait travaillé chez ContourGlobal, où il était notamment chargé de la stratégie de croissance du groupe sur le continent africain.
Son parcours comprend également une expérience au sein de l’Islamic Corporation for the Development of the Private Sector (ICD), ainsi que dans plusieurs entreprises africaines actives dans les infrastructures, la finance d’entreprise et le développement des activités.
Cette expérience diversifiée constitue un atout pour Africa50, qui souhaite renforcer sa capacité à identifier, structurer et faire avancer des projets d’infrastructures à fort potentiel.
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« Project Development est le moteur du modèle d’Africa50 »
À l’occasion de sa nomination, Cheick-Oumar Sylla a souligné l’importance stratégique du développement de projets pour Africa50.
« Project Development est le moteur du modèle d’Africa50. C’est ainsi que nous transformons les besoins en infrastructures en opportunités bancables », a-t-il déclaré.
Le nouveau directeur général entend poursuivre cette dynamique en développant des projets d’infrastructures qu’il veut à la fois innovants et durables, au service de la croissance économique du continent.
Son mandat devrait notamment porter sur l’identification de nouvelles opportunités, la structuration des projets et leur transformation en investissements suffisamment solides pour attirer les capitaux.
Africa50 veut transformer les priorités des États en projets bancables
Pour Alain Ebobissé, directeur général du groupe Africa50, le développement de projets occupe une place centrale dans la prochaine phase de croissance de l’organisation.
L’ambition est notamment de travailler étroitement avec les gouvernements africains afin de transformer leurs priorités en matière d’infrastructures en projets bancables et prêts à recevoir des investissements.
« Cheick-Oumar apporte la profondeur d’expérience en développement de projets, en investissement et dans les secteurs public et privé nécessaire pour nous aider à développer cette capacité », a déclaré Alain Ebobissé.
Cette approche doit permettre de réduire l’écart entre les besoins considérables du continent en infrastructures et le nombre de projets effectivement capables d’attirer des financements.
Accélérer les investissements dans les infrastructures africaines
Avec cette nomination, Africa50 souhaite accélérer le passage des projets de la phase de conception à celle de bancabilité.
L’objectif est également d’augmenter le nombre d’opportunités d’investissement disponibles pour les investisseurs institutionnels africains et les capitaux internationaux.
Cette stratégie intervient dans un contexte où les besoins du continent restent particulièrement importants dans des secteurs essentiels comme l’énergie, les transports et les infrastructures numériques.
Pour Africa50, la capacité à développer des projets solides et à mobiliser les financements nécessaires constitue donc un levier majeur pour accélérer la transformation économique du continent.
Africa50 compte 38 actionnaires
Africa50 dispose actuellement de 38 actionnaires, dont 33 pays africains, ainsi que plusieurs institutions et investisseurs majeurs.
Parmi eux figurent notamment la Banque africaine de développement, la BCEAO, Bank Al-Maghrib, la Public Investment Corporation et l’African Reinsurance Corporation.
Les activités de l’organisation couvrent principalement des secteurs stratégiques tels que l’énergie, les transports et le numérique.
Avec l’arrivée de Cheick-Oumar Sylla à la tête de Project Development, Africa50 entend ainsi renforcer le maillon essentiel de son modèle : faire émerger davantage de projets africains structurés, bancables et capables d’attirer les capitaux nécessaires à leur réalisation.







