Le Burkina Faso entend donner une nouvelle orientation à sa coopération avec le Système des Nations Unies. Reçu en audience lundi 31 août 2026 par le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, le nouveau Coordonnateur-résident du Système des Nations Unies au Burkina Faso, Njoya Tikum, a échangé avec le chef du Gouvernement sur les priorités de cette collaboration.
Au cœur des discussions figure le nouveau Cadre de coopération entre le Burkina Faso et les Nations Unies. Pour les autorités burkinabè, sa mise en œuvre devra désormais être étroitement articulée avec le Plan RELANCE 2026-2030, qui constitue le nouveau référentiel national de développement.
Une coopération davantage alignée sur les priorités nationales
Cette orientation traduit la volonté du Gouvernement de mieux coordonner les interventions de ses partenaires au développement avec les objectifs nationaux. Le Premier ministre a ainsi insisté sur la nécessité de privilégier des programmes capables de produire des résultats directement perceptibles par les populations.
L’enjeu est notamment d’améliorer l’efficacité des interventions, d’éviter les dispersions et de renforcer la cohérence entre les différents projets soutenus par les agences onusiennes.
« Nous réaffirmons la disponibilité de tout le Système des Nations Unies à accompagner le Burkina Faso, conformément à ses priorités », a déclaré Njoya Tikum à l’issue de la rencontre.
Vers une meilleure coordination des interventions de l’ONU
Le nouveau Coordonnateur-résident a également mis l’accent sur la nécessité de renforcer la coordination entre les différentes agences du Système des Nations Unies présentes au Burkina Faso.
Cette approche doit permettre de rapprocher davantage les programmes, les financements et les ressources mobilisées des objectifs définis par les autorités nationales. Elle vise également à réduire les chevauchements entre interventions et à améliorer leur impact sur le terrain.
Pour le Gouvernement burkinabè, cette recherche d’efficacité s’inscrit dans une logique plus large de responsabilisation des partenaires et d’orientation des ressources vers les priorités identifiées dans le cadre de RELANCE 2026-2030.
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Le principe de souveraineté réaffirmé
Au cours de l’audience, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a par ailleurs réaffirmé la disponibilité du Burkina Faso à maintenir un dialogue constructif avec ses partenaires internationaux.
Cette coopération devra toutefois s’inscrire dans le respect de la souveraineté du pays, de ses choix stratégiques et des orientations définies par les autorités nationales.
La rencontre entre le Premier ministre et Njoya Tikum marque ainsi le début d’une nouvelle étape dans les relations entre Ouagadougou et le Système des Nations Unies. Avec le nouveau Cadre de coopération et le Plan RELANCE 2026-2030 comme références, le Burkina Faso souhaite une collaboration davantage coordonnée, ciblée et orientée vers des résultats concrets pour les populations.







