Les Seychelles accélèrent leur transition vers une mobilité plus durable. Le pays a mis en service ses deux premiers bus électriques pilotes, marquant une nouvelle étape dans la modernisation de son réseau de transport public et la réduction de son empreinte environnementale.
Les deux véhicules ont été inaugurés lundi au dépôt de la Seychelles Public Transport Corporation (SPTC), au niveau du nouveau port, en présence du vice-président Sébastien Pillay. Leur mise en circulation constitue le lancement d’un projet pilote destiné à évaluer la pertinence de l’électrification du parc de transport public dans les conditions particulières de l’archipel.
Des bus plus propres et mieux équipés
Les nouveaux véhicules présentent plusieurs avantages par rapport aux bus conventionnels. Plus silencieux et moins polluants, ils disposent notamment de la climatisation, de systèmes d’information aux voyageurs, de ports USB, de caméras de vidéosurveillance et d’une connexion Wi-Fi.
Pour les autorités seychelloises, cette expérimentation doit permettre d’améliorer progressivement la qualité et le confort des transports publics, tout en réduisant les émissions liées au secteur.
La ministre des Transports, des Ports et de l’Aviation civile, Véronique Laporte, a indiqué que l’initiative s’inscrit dans une stratégie plus large visant à réduire la dépendance aux importations énergétiques et à développer un système de transport public plus efficace et respectueux de l’environnement.
Un projet pilote avant un déploiement à grande échelle
Les deux bus seront exploités sur certains itinéraires afin de permettre à la SPTC d’évaluer leurs performances dans les conditions réelles d’utilisation. Les retours des usagers seront également pris en compte pour déterminer les caractéristiques techniques des futurs véhicules.
Cette phase d’expérimentation est particulièrement importante pour les Seychelles, où les fortes pentes, les routes étroites et les contraintes liées à l’alimentation électrique et aux infrastructures de recharge peuvent constituer des défis pour l’électrification du transport public.
À terme, le gouvernement ambitionne de porter le parc à environ 250 bus électriques, avec un objectif de 100 véhicules opérationnels d’ici 2028.
Vers des transports publics plus accessibles
Au-delà des enjeux environnementaux, les autorités souhaitent également faire de cette transformation un levier d’amélioration du pouvoir d’achat des usagers.
Le gouvernement prévoit ainsi de ramener progressivement le tarif standard des transports publics à six roupies d’ici 2028. L’objectif affiché est de rendre les déplacements plus abordables tout en améliorant la qualité du service.
Le financement des deux premiers bus a été assuré par la subvention destinée au développement des entreprises publiques du gouvernement seychellois. Le projet bénéficie également d’un accompagnement technique et opérationnel de la Public Utilities Corporation (PUC), de consultants locaux et internationaux, ainsi que du Haut-Commissariat de l’Inde et du constructeur indien Ashok Leyland.
Les Seychelles misent sur la mobilité électrique
Avec cette expérimentation, les Seychelles posent les premières bases d’une transformation de leur système de transport public. L’enjeu sera désormais de déterminer dans quelle mesure les bus électriques peuvent répondre aux contraintes géographiques et énergétiques de l’archipel.
Si les résultats du projet pilote sont concluants, le déploiement progressif de centaines de véhicules électriques pourrait contribuer à réduire les émissions du secteur des transports, limiter la dépendance aux carburants importés et améliorer durablement la mobilité des populations.







