Burkina Faso : le gouvernement réforme le régime des bourses d’études supérieures
Le gouvernement burkinabè a adopté un nouveau décret portant régime des bourses d’études de l’enseignement supérieur et de la recherche. Cette réforme, approuvée en Conseil des ministres au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, actualise le dispositif mis en place en 2021 afin de l’adapter aux nouvelles orientations des autorités.
Selon le ministre en charge de l’Enseignement supérieur, le camarade Adjima Thiombiano, cette relecture vise à rendre le système d’attribution des bourses plus cohérent avec la vision actuelle du gouvernement, tout en renforçant le suivi des étudiants et l’efficacité des dispositifs d’accompagnement.
Une révision des critères d’attribution des bourses
Parmi les principales innovations du nouveau décret figure la redéfinition et la hiérarchisation des critères d’attribution des bourses d’études.
L’une des mesures phares est la suppression du critère lié aux revenus des parents, qui entrait auparavant dans l’évaluation des demandes. Cette évolution traduit la volonté des autorités de revoir les modalités de sélection des bénéficiaires sur la base de nouveaux critères jugés plus adaptés aux priorités nationales.
Le FOSER prend en charge les dossiers d’aides
Le décret prévoit également le transfert des dossiers d’aides au Fonds de soutien à l’éducation et à la recherche (FOSER Bãngr baoobo).
Cette mesure vise à améliorer la gestion des dispositifs d’accompagnement des étudiants et à renforcer l’efficacité du traitement des demandes de soutien dans le cadre des études supérieures et de la recherche.
Un encadrement renforcé des études à l’étranger
L’autre innovation majeure concerne les étudiants burkinabè souhaitant poursuivre leurs études hors du pays.
Désormais, tout étudiant désirant entamer une formation à l’étranger, qu’il soit bénéficiaire d’une bourse ou qu’il finance lui-même ses études, devra obtenir au préalable une autorisation du ministère en charge de l’Enseignement supérieur.
Selon le ministre Adjima Thiombiano, cette nouvelle obligation permettra à l’État d’assurer un meilleur suivi des formations suivies à l’étranger et de veiller à leur conformité avec les orientations nationales en matière de développement des compétences.
Faciliter le suivi et l’insertion professionnelle
Le gouvernement explique que cette mesure répond à plusieurs objectifs.
Elle vise notamment à mieux suivre les parcours académiques des étudiants burkinabè à l’étranger, à prévenir les difficultés sociales pouvant survenir après leur retour et à préparer plus efficacement leur insertion professionnelle.
Les autorités souhaitent ainsi disposer d’une meilleure visibilité sur les profils formés hors du pays afin de favoriser leur intégration dans les secteurs prioritaires de l’économie nationale.
Une réforme au service de la stratégie nationale
À travers cette relecture du décret de 2021, le gouvernement entend moderniser le régime des bourses d’études et renforcer la gouvernance du système d’enseignement supérieur.
La réforme s’inscrit dans une stratégie plus large visant à mieux orienter les investissements publics dans la formation, à assurer une meilleure adéquation entre les cursus suivis et les besoins du pays, tout en améliorant le suivi des étudiants bénéficiant de financements publics ou poursuivant leurs études à l’étranger.







