Burkina Faso : l’État récupère près de 358 millions FCFA de créances en deux semaines
Le Burkina Faso accélère le recouvrement de ses créances publiques. Depuis le lancement de son opération spéciale le 17 avril 2026, l’Agent judiciaire de l’État (AJE) a récupéré 357 970 378 FCFA au profit de l’État et de ses démembrements, selon un bilan d’étape publié le 4 mai 2026.
Cette initiative s’inscrit dans une stratégie de renforcement de la mobilisation des ressources publiques et de lutte contre les impayés.
Plus de 229 millions FCFA récupérés sur les chèques impayés
Dans le détail, les montants recouvrés se répartissent entre :
- 229 419 501 FCFA au titre des chèques impayés ;
- 111 944 101 FCFA issus de la réalisation des garanties financières.
Selon l’AJE, plusieurs débiteurs se sont présentés volontairement pour régulariser leur situation ou ont signé des protocoles de paiement échelonné après prise de contact avec l’administration.
Ces premiers résultats sont jugés encourageants par les autorités, moins de deux semaines après le début de l’opération.
Publication imminente des débiteurs récalcitrants
Malgré ces avancées, l’Agent judiciaire de l’État indique que certains débiteurs n’ont engagé aucune démarche de régularisation.
Face à cette absence de réaction, l’institution prévoit de publier progressivement les listes des débiteurs défaillants, classées selon la nature des créances concernées.
La première liste annoncée concerne les émetteurs de chèques impayés présentant des montants cumulés d’au moins 20 millions FCFA.
Cette stratégie vise à accroître la pression sur les débiteurs les plus importants et à accélérer le recouvrement des fonds dus à l’État.
Une option de compensation pour certains débiteurs
Autre précision apportée par l’AJE : les débiteurs qui disposent eux-mêmes de créances sur l’État peuvent se rapprocher de ses services afin d’examiner des mécanismes de compensation.
Cette possibilité pourrait faciliter certains règlements croisés et réduire les contentieux financiers entre l’administration et certains opérateurs économiques.
À travers cette opération, le Burkina Faso affiche une volonté plus ferme de sécuriser ses recettes publiques et de réduire les pertes liées aux créances non recouvrées, dans un contexte de fortes contraintes budgétaires.







