Côte d’Ivoire : la Banque mondiale accorde 225 millions de dollars pour renforcer santé, nutrition et petite enfance
La Banque mondiale a approuvé un financement de 225 millions de dollars en faveur de la Côte d’Ivoire pour améliorer les services de santé, de nutrition et de développement de la petite enfance.
L’objectif est de renforcer l’accès à des soins de qualité pour des millions de personnes, avec une attention particulière portée aux femmes, enfants et ménages vulnérables.
Un financement combinant crédit IDA et subvention GFF
Le financement validé se compose de :
• 200 millions de dollars de crédit de l’Association internationale de développement (IDA) ;
• 25 millions de dollars de dons du Mécanisme de financement mondial pour les femmes, les enfants et les adolescents (GFF).
Ce projet constitue la deuxième phase du programme multiphases consacré à la santé, à la nutrition et au développement de la petite enfance.
Il s’appuie sur les acquis de la première phase, marquée par une progression des inscriptions à la Couverture maladie universelle (CMU).
Renforcer la qualité des soins et l’accès aux services
Cette nouvelle phase vise à aller au-delà de l’assurance maladie en améliorant concrètement l’accès aux soins.
Le programme prévoit :
• le renforcement du réseau de professionnels de santé qualifiés ;
• une meilleure disponibilité des médicaments et fournitures médicales essentielles ;
• des infrastructures sanitaires mieux équipées.
Selon Marie-Chantal Uwanyiligira, directrice de division de la Banque mondiale pour la Côte d’Ivoire, le Bénin, la Guinée et le Togo, cette étape doit permettre de concrétiser la promesse de couverture sanitaire universelle.
« Il s’agit de passer d’une assurance santé théorique à un accès effectif à des soins de qualité », a-t-elle indiqué.
Plus d’un million de bénéficiaires attendus d’ici 2028
Le programme devrait avoir un impact significatif sur les populations ivoiriennes.
D’ici 2028, il prévoit plus de 1,2 million de personnes inscrites à la CMU utilisant activement les services de santé chaque année.
Parmi les bénéficiaires ciblés figurent :
• travailleurs informels ;
• agriculteurs vulnérables aux chocs climatiques ;
• ménages à faibles revenus.
Le projet soutiendra également :
• des services de nutrition pour près de 1 million d’enfants de moins de 5 ans ;
• des services de développement de la petite enfance pour plus de 730 000 enfants.
Les femmes et ménages pauvres devraient aussi bénéficier :
• d’une réduction des paiements directs de santé ;
• d’un meilleur accès aux soins primaires.
385 000 emplois attendus
Au-delà du volet sanitaire, le programme comporte une dimension économique importante.
Il devrait générer environ 385 000 équivalents emplois.
Ce volume comprend 17 000 emplois directs, liés à la formation et au déploiement :
o d’agents de santé ;
o de personnel de nutrition communautaire ;
o d’opérateurs de systèmes numériques de santé.
Le projet devrait aussi générer 368 000 emplois indirects, grâce à l’amélioration de la productivité et des résultats sanitaires.
Numérisation et innovation au cœur du programme
Parmi les innovations majeures prévues :
• déploiement d’une plateforme nationale de santé numérique ;
• institutionnalisation du financement basé sur la performance pour les centres de santé primaire ;
• développement de partenariats hybrides public-privé pour les services de laboratoire et d’imagerie médicale.
Le programme intégrera également :
• des normes climato-intelligentes ;
• des critères d’efficacité énergétique dans les infrastructures sanitaires.
Cette approche vise à construire un système de santé plus résilient, durable et mieux adapté aux défis futurs.
Avec ce nouveau financement, la Banque mondiale renforce son soutien à la stratégie ivoirienne de développement du capital humain et à la consolidation progressive de la couverture maladie universelle.







