Burkina Faso : vers une coopération plus ciblée avec la SFI pour soutenir les entreprises locales
Le Burkina Faso entend donner un nouvel élan à sa coopération avec la Société financière internationale (SFI), branche du Groupe de la Banque mondiale dédiée au financement et au développement du secteur privé dans les économies émergentes.
Le mercredi 29 avril 2026 à Ouagadougou, le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo, a reçu une délégation de la Banque mondiale conduite par Elena Bourganskaia, vice-présidente chargée de la stratégie et du soutien aux opérations de la SFI. Cette rencontre a permis de faire le point sur les relations entre le Burkina Faso et cette institution financière internationale, ainsi que sur les perspectives d’une coopération renforcée.
Une coopération centrée sur le financement du secteur privé
Au Burkina Faso, l’action de la SFI se concentre principalement sur l’accompagnement du secteur privé à travers deux leviers majeurs : l’assistance technique et l’octroi de lignes de crédit aux banques commerciales. Ces mécanismes visent à faciliter l’accès des entreprises aux financements nécessaires pour soutenir leurs investissements, renforcer leur compétitivité et stimuler la création d’emplois.
En parallèle, la SFI accompagne également les autorités burkinabè dans la mise en œuvre de réformes destinées à améliorer le climat des affaires et à assainir l’environnement des investissements. Ces actions concernent notamment la simplification des procédures administratives, le renforcement de la gouvernance économique et l’amélioration de l’attractivité du pays pour les investisseurs privés.
Ouagadougou veut une approche plus efficace
Lors des échanges, le ministre Aboubakar Nacanabo a exprimé la volonté du gouvernement de faire évoluer la coopération avec la SFI vers une approche davantage ciblée et mieux structurée. L’objectif affiché est d’optimiser l’impact des financements sur le tissu entrepreneurial national, dans un contexte où les entreprises locales restent confrontées à des contraintes persistantes d’accès au crédit et de mobilisation de capitaux.
Le ministre a notamment insisté sur la nécessité d’intégrer davantage les mécanismes nationaux dans cette stratégie, en particulier le Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES Tôogo). Selon lui, une meilleure articulation entre les instruments internationaux et les dispositifs nationaux permettrait de maximiser l’efficacité des financements et de mieux répondre aux besoins spécifiques des acteurs économiques locaux.
Un enjeu stratégique pour la relance économique
Cette volonté de repositionner la coopération avec la SFI intervient dans un contexte où le Burkina Faso cherche à consolider sa résilience économique malgré un environnement marqué par des défis sécuritaires, budgétaires et sociaux. Le développement d’un secteur privé plus dynamique apparaît comme un levier central pour soutenir la croissance, diversifier l’économie et renforcer la création de valeur locale.
À travers cette nouvelle orientation, Ouagadougou espère donc transformer sa relation avec la SFI en un partenariat plus opérationnel, capable d’accélérer durablement le financement des PME et de soutenir la transformation structurelle de l’économie burkinabè.







