Un partenariat stratégique renforcé entre la BAD et JPMorgan
Le Groupe de la Banque africaine de développement et JPMorgan Chase ont tenu des discussions de haut niveau à Abidjan le 20 avril 2026 afin de renforcer leur coopération stratégique dans un contexte économique mondial incertain.
Cette rencontre marque une nouvelle étape dans le rapprochement entre les deux institutions autour du financement du développement du continent.
Des échanges au plus haut niveau
Les discussions ont réuni plusieurs hauts responsables, dont Solomon Quaynor, vice-président de la BAD en charge du secteur privé et des infrastructures, ainsi que Kevin Urama, économiste en chef du Groupe.
Du côté de JPMorgan Chase, la délégation était conduite par James Roddy, responsable mondial de la banque d’entreprise.
Une ambition commune : financer la croissance africaine
Les deux parties ont affiché leur volonté d’intensifier leur collaboration dans plusieurs domaines clés :
• financement des infrastructures
• développement des marchés de capitaux
• soutien aux institutions financières
• opérations souveraines et non souveraines
L’engagement croissant de JPMorgan Chase en Afrique, illustré par l’ouverture de bureaux à Abidjan et Nairobi, a été salué comme un levier majeur pour accélérer ces ambitions.
Une Afrique résiliente malgré les chocs mondiaux
Les échanges ont également porté sur la situation macroéconomique du continent. Les deux institutions ont souligné la résilience de l’Afrique face :
• aux tensions géopolitiques
• à la hausse des prix de l’énergie
• aux perturbations des chaînes d’approvisionnement
Elles ont mis en avant les atouts structurels du continent, notamment une population jeune, des ressources abondantes et une intégration économique progressive grâce à la ZLECAf.
La transition énergétique au cœur des priorités
La question de l’accès à l’énergie a occupé une place centrale dans les discussions.
Le Groupe de la Banque africaine de développement et JPMorgan Chase privilégient une approche mixte combinant :
• énergies renouvelables
• sources conventionnelles
Le projet du barrage de Grand Inga, avec une capacité potentielle de 40 000 MW, a été évoqué comme un projet structurant susceptible de bénéficier d’un soutien conjoint.
Vers une nouvelle architecture financière africaine
Les discussions ont également mis en lumière la nécessité de repenser les mécanismes de financement du continent.
Parmi les pistes évoquées :
• développement d’instruments financiers innovants
• recours accru aux financements en monnaie locale
• assouplissement des contraintes liées au risque de change
Le Groupe de la Banque africaine de développement a notamment exprimé sa volonté d’adopter une approche plus flexible sur ces questions.
Un engagement renforcé pour le développement du continent
En conclusion, James Roddy a réaffirmé l’engagement de JPMorgan Chase à mobiliser ses capacités pour soutenir le développement de l’Afrique.
Ce partenariat renforcé illustre une convergence stratégique entre acteurs publics et privés pour financer durablement la croissance et accompagner la transition énergétique du continent.







