République du Congo : un appui renforcé aux réformes économiques
La République du Congo s’apprête à franchir une nouvelle étape dans la consolidation de ses réformes économiques. Le gouvernement a sollicité un financement additionnel de 15 milliards FCFA dans le cadre du PAGIR, soutenu par la Banque mondiale.
Lancé en 2023 avec une enveloppe initiale de 42 milliards FCFA, ce programme arrive à un tournant stratégique, porté par des résultats jugés satisfaisants lors de sa première phase.
Une évaluation positive des performances du programme
La troisième réunion du Comité de pilotage (Copil), tenue le 15 avril 2026 à Brazzaville, a permis de faire le point sur l’exécution du programme. Présidée par Gervais Bouiti Viaudo, cette session a examiné le rapport d’exécution 2025, mettant en lumière les progrès réalisés dans la mise en œuvre des réformes.
Les discussions ont porté notamment sur l’efficacité des actions engagées et sur les performances liées au financement des investissements, éléments clés pour crédibiliser la demande de financement supplémentaire.
Un nouveau cap pour 2026-2027
Au-delà du bilan, les participants ont validé le plan de travail et le budget 2026, destinés à prolonger et intensifier les réformes jusqu’en 2027. L’objectif est clair : améliorer durablement la gestion des finances publiques, renforcer la mobilisation des ressources internes et optimiser les dépenses publiques.
Les secteurs sociaux, en particulier la santé et l’éducation, figurent parmi les priorités de cette nouvelle phase.
Un enjeu de crédibilité vis-à-vis des partenaires
Selon Gervais Bouiti Viaudo, cette étape intervient dans un contexte décisif marqué par les négociations avec la Banque mondiale pour l’obtention du financement additionnel.
Le bilan 2025 et la programmation 2026 constituent ainsi des éléments déterminants pour consolider la confiance des partenaires techniques et financiers et assurer la continuité du programme.
Des défis opérationnels à relever
Pour garantir le succès de cette nouvelle phase, les autorités insistent sur la nécessité de renforcer la coordination entre les ministères impliqués. L’amélioration des procédures de passation des marchés publics figure également parmi les priorités, afin de réduire les délais d’exécution et d’éviter les blocages dans la mise en œuvre des projets.
Une dynamique de réforme à consolider
Avec ce financement additionnel envisagé, la République du Congo entend consolider les acquis du PAGIR et accélérer la transformation de sa gouvernance économique.
Dans un contexte régional marqué par des exigences accrues en matière de transparence et d’efficacité des politiques publiques, ce programme apparaît comme un levier clé pour renforcer la résilience économique du pays.







