Le Ghana s’apprête à franchir une nouvelle étape dans la facilitation de la mobilité intra-africaine. Le gouvernement met en place un système de visa gratuit pour les ressortissants africains, accompagné d’un dispositif numérique renforcé pour garantir la sécurité des frontières.
Un e-Visa gratuit, mais encadré
Le ministre des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, a précisé que la suppression des frais de visa ne signifie pas une entrée automatique sur le territoire. « Les Africains ne paieront pas les frais de visa », a-t-il indiqué, tout en soulignant que chaque demande restera soumise à validation.
Tous les voyageurs devront désormais passer par une plateforme électronique e-Visa, dont le lancement est prévu prochainement. Cette réforme vise à moderniser et sécuriser les procédures d’entrée dans le pays.
Un système de contrôle renforcé
Le dispositif e-Visa sera interconnecté au système API-PNR du Ghana ainsi qu’à plusieurs bases de données internationales liées à la criminalité. Cette architecture permettra aux autorités d’effectuer des vérifications approfondies sur les antécédents des demandeurs.
Les autorités ghanéennes ont clairement indiqué que toute personne présentant un risque sécuritaire ou disposant d’un casier judiciaire pourra se voir refuser l’accès au territoire.
Une réforme soutenue par des investissements publics
Pour accompagner cette transformation, des investissements importants ont été réalisés par les ministères des Affaires étrangères, de l’Intérieur et des Transports, afin de déployer une infrastructure technologique jugée « robuste et avancée ».
Cette initiative s’inscrit dans la continuité des ambitions du président John Dramani Mahama, qui souhaite renforcer l’intégration africaine tout en garantissant un haut niveau de sécurité.
Entrée en vigueur prévue en mai 2026
Le lancement simultané du e-Visa pour tous les voyageurs et de la gratuité des visas pour les Africains est prévu pour le 25 mai 2026, date marquant la célébration de la Journée de l’Afrique.
Ce projet marque une avancée notable vers la libre circulation sur le continent, tout en illustrant la volonté du Ghana de concilier ouverture et contrôle dans sa politique migratoire.







