La direction du Fonds monétaire international (FMI) a achevé la deuxième et dernière revue du programme de référence avec le Mali, saluant une mise en œuvre jugée globalement satisfaisante malgré un environnement économique et sécuritaire complexe.
Une mise en œuvre solide du programme
Selon l’institution de Bretton Woods, les autorités maliennes ont atteint l’ensemble des objectifs quantitatifs et indicatifs fixés dans le cadre du programme. Les performances ont même dépassé les attentes sur certains indicateurs clés, notamment en matière de mobilisation des recettes et de maîtrise du déficit budgétaire.
Les réformes structurelles ont également été menées à bien, avec des avancées notables telles que la digitalisation des recettes fiscales, l’interconnexion des administrations fiscales et l’élaboration d’un plan d’action pour le recensement des comptes publics.
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Une économie en voie de redressement
Après les difficultés enregistrées fin 2025, l’économie malienne montre des signes de reprise. La croissance a été affectée par la baisse de la production d’or et les perturbations de l’approvisionnement en carburant liées à l’insécurité.
Toutefois, l’amélioration progressive de la situation sécuritaire, la reprise attendue de la production aurifère et les mesures visant à stabiliser l’approvisionnement énergétique devraient soutenir la croissance en 2026.
L’inflation, quant à elle, reste maîtrisée, sous la barre des 3 %, en ligne avec les objectifs régionaux.
Une discipline budgétaire maintenue
Le FMI souligne que la politique budgétaire du Mali demeure appropriée. Le budget 2026 prévoit un déficit conforme au plafond de 3 % du PIB fixé par l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).
Cette trajectoire repose sur une mobilisation accrue des recettes intérieures et une gestion rigoureuse des dépenses publiques.
Dans un contexte de hausse des prix de l’or et du lithium, l’institution recommande toutefois une gestion prudente et transparente des recettes exceptionnelles afin d’éviter des politiques budgétaires procycliques.
Des réformes à poursuivre pour renforcer la résilience
Malgré ces résultats encourageants, le FMI insiste sur la nécessité de poursuivre les réformes. Les priorités incluent l’élargissement de l’assiette fiscale, le renforcement des administrations fiscales et douanières, ainsi que l’amélioration de la gestion des finances publiques.
L’institution met également en avant la nécessité de réduire la vulnérabilité des entreprises publiques et de préserver les investissements publics, tout en protégeant les populations les plus fragiles.
Un partenariat appelé à se renforcer
Le FMI a salué l’engagement des autorités maliennes et les progrès réalisés dans le cadre du programme de référence, qui a servi de levier pour renforcer les capacités institutionnelles et soutenir la stabilité macroéconomique.
L’institution a réaffirmé sa volonté de poursuivre une collaboration étroite avec le Mali afin d’accompagner la mise en œuvre des réformes et de soutenir une croissance durable et inclusive.







