Le Mondial 2026 ne se jouera pas uniquement sur les terrains. Il se prépare aussi dans les unités industrielles d’Afrique de l’Ouest. Le président de la FIFA, Gianni Infantino, l’a confirmé : une part significative des maillots officiels sera produite sur le continent africain sous le label « Made in West Africa », dans le cadre d’un partenariat stratégique avec l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
Le Bénin, locomotive du textile régional
Au cœur de cette dynamique, le Bénin s’impose comme le chef de file du groupe C4+, qui regroupe également le Mali, le Burkina Faso, le Tchad et la Côte d’Ivoire.
Grâce aux capacités industrielles de la Glo-Djigbé Industrial Zone (GDIZ) et de son unité Benin Textile, le pays a déjà validé ses premières commandes. Cette avancée fait suite à une inspection technique rigoureuse menée par la FIFA en juin 2024, confirmant la conformité des installations aux standards internationaux.
Un tournant stratégique pour l’industrialisation
Ce projet dépasse le simple enjeu sportif. Il s’inscrit dans une stratégie plus large visant à :
- Renforcer la transformation locale du coton africain
- Monter en gamme dans la chaîne de valeur textile
- Créer des emplois industriels qualifiés
- Positionner l’Afrique de l’Ouest comme plateforme manufacturière compétitive
En produisant des équipements destinés aux supporters du monde entier, le Bénin et ses partenaires régionaux démontrent leur capacité à répondre aux exigences d’un marché globalisé.
Une vitrine mondiale pour le « Made in Africa »
À l’horizon 2026, le Mondial deviendra aussi une vitrine pour le savoir-faire industriel ouest-africain. Pour le Bénin, cette initiative marque une étape majeure dans son ambition de devenir un hub textile régional, tout en consolidant son rôle dans la transformation structurelle des économies africaines.
Le défi est lancé : habiller le monde et prouver que l’Afrique peut non seulement produire ses matières premières, mais aussi les transformer et les exporter avec valeur ajoutée.







