Gabon : exonération de la TFH pour les lieux de culte sous conditions
Le gouvernement gabonais a annoncé l’exemption de la Taxe forfaitaire d’habitation (TFH) pour les lieux de culte, conformément à l’article 377 de la Loi de finances 2026. La mesure, prise sur instructions du président de la République, est toutefois soumise à une procédure stricte d’identification administrative.
Dans un communiqué daté du 13 février 2026, le Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation précise que l’exonération est effective, mais conditionnée à une formalité préalable obligatoire.
Une procédure d’identification obligatoire
Les responsables des lieux de culte sont invités à se rapprocher « toutes affaires cessantes » des services compétents afin de procéder à leur identification officielle.
À Libreville, les démarches doivent être effectuées auprès de la Direction générale des Élections et des Libertés publiques (DGELP), située au 119 rue Jean-Baptiste Ndendé (Avenue de Cointet).
À l’intérieur du pays, les dossiers devront être déposés auprès des gouvernorats, préfectures ou sous-préfectures compétentes.
Une exonération encadrée par la Loi de finances 2026
La décision s’appuie explicitement sur l’article 377 de la Loi de finances 2026. Elle vise à alléger la pression fiscale sur les associations cultuelles reconnues, dans un contexte où plusieurs confessions ont exprimé des préoccupations relatives aux taxes locales.
Cependant, l’exemption ne concernera que les structures dûment enregistrées. Les responsables devront fournir :
- Une copie du récépissé de l’association cultuelle
- Une quittance d’électricité établie au nom de l’association
Cette exigence traduit la volonté des autorités de renforcer l’encadrement juridique des lieux de culte et de s’assurer de leur conformité aux règles en vigueur.
Un signal à la fois fiscal et politique
Au-delà de l’aspect financier, cette mesure s’inscrit dans un débat plus large sur la régulation des organisations religieuses au Gabon. L’exonération de la TFH apparaît comme un geste d’apaisement envers les communautés confessionnelles, tout en rappelant l’importance de la régularité administrative.
La procédure d’identification permettra également aux pouvoirs publics de disposer d’un état actualisé des lieux de culte légalement constitués sur le territoire national.
Si le principe de l’exonération est acquis, son application effective dépendra désormais de la capacité des associations cultuelles à se conformer aux formalités exigées par l’administration.








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