Le gouvernement ivoirien a approuvé, en juillet 2025, trois décrets accordant des permis d’exploration aurifère à K MINING SARL et ENIAM SARL, renforçant ainsi le dynamisme du secteur minier du pays. Ces permis, valables quatre ans, concernent les départements de Djékanou, Oumé et Toumodi (centre) pour K MINING SARL, et Danané (ouest) et Kong (nord-est) pour ENIAM SARL. Ils exigent le respect de normes techniques et environnementales strictes.
Cette annonce intervient après la découverte par Resolute Mining de plus de 100 tonnes d’or à Doropo, dans le nord-est de la Côte d’Ivoire, sur une superficie de 1 850 km². Ce projet, qui débutera sa construction au premier trimestre 2026, représente un investissement de 300 milliards de FCFA et devrait générer plus de 300 milliards de FCFA de recettes fiscales sur plus de 20 ans. Cette découverte renforce la position de la Côte d’Ivoire comme acteur clé de l’or en Afrique de l’Ouest.
La Côte d’Ivoire est devenue un leader régional dans la production d’or, avec une production de 51 tonnes en 2023 et une prévision de 55 tonnes en 2024. Le secteur minier représente environ 5 % du PIB et 13,7 % des exportations en 2023, selon la BCEAO. En 2024, les investissements dans l’exploration minière ont atteint 122 millions de dollars, attirant des entreprises internationales comme Koulou Gold et Montage Gold.
Les nouveaux permis d’exploration aurifère ont été attribués à :
- K MINING SARL : Exploration dans les départements de Djékanou, Oumé et Toumodi, au centre du pays, une région riche en potentiel aurifère.
- ENIAM SARL : Exploration à Danané (ouest) et Kong (nord-est), des zones stratégiques proches de gisements existants.
Ces permis, valables jusqu’en 2029, visent à identifier de nouveaux gisements pour soutenir la croissance de la production aurifère.
Ces initiatives devraient créer des milliers d’emplois directs et indirects. Par exemple, un projet minier similaire à Doropo pourrait générer jusqu’à 2 500 emplois pendant la construction et 1 000 emplois pendant l’exploitation. Cependant, des défis subsistent, notamment la lutte contre l’exploitation minière illégale et le respect des normes environnementales pour minimiser l’impact sur les communautés locales.
Avec des réformes favorables, comme le code minier de 2014, et une infrastructure améliorée, la Côte d’Ivoire attire des investisseurs étrangers. Le pays vise à augmenter sa production d’or à 65 tonnes d’ici 2030, tout en diversifiant vers d’autres minerais comme le lithium et le nickel. Ces nouveaux permis d’exploration aurifère renforcent l’ambition de la Côte d’Ivoire de devenir un hub minier africain.







