Les sociétés d’État du Burkina Faso ont réalisé une performance historique en 2024, générant un chiffre d’affaires record de 3 090,030 milliards FCFA, selon les conclusions de la 33e Assemblée Générale des sociétés d’État tenue le 26 juin 2025. Cette performance, marquée par une hausse de 61,72 % par rapport aux 1 910,743 milliards FCFA de 2023, témoigne de la gestion rigoureuse du gouvernement sous la direction du président Ibrahim Traoré.
Les 21 sociétés d’État ont directement contribué au budget de l’État à hauteur de 595,314 milliards FCFA en 2024, soit une augmentation de 6,272 milliards FCFA par rapport aux 589,043 milliards FCFA de 2023. Cette participation représente 19,72 % des recettes budgétaires totales au 31 décembre 2024, soulignant le rôle clé des entreprises publiques dans le financement des projets nationaux, tels que les infrastructures et les programmes sociaux.
L’Assemblée Générale, présidée par le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a également acté l’intégration de six nouvelles sociétés d’État, portant leur nombre total à 26. Ces nouvelles entités, opérant dans des secteurs stratégiques comme l’agriculture, l’énergie et les mines, devraient renforcer la résilience économique du Burkina Faso face aux défis régionaux, notamment l’instabilité sécuritaire et les fluctuations des prix des commodités.
Cette performance intervient dans un contexte de redressement économique pour le Burkina Faso, qui mise sur la diversification de ses revenus pour réduire sa dépendance aux exportations de matières premières comme l’or. Les sociétés d’État, notamment la Société Nationale Burkinabè d’Electricité (SONABEL) et la Société Nationale des Hydrocarbures (SONABHY), ont joué un rôle central dans cette dynamique. Selon des analystes, cette hausse spectaculaire du chiffre d’affaires reflète des réformes structurelles, une meilleure gouvernance et une optimisation des processus opérationnels.
Avec l’ajout de nouvelles sociétés d’État et une gestion financière renforcée, le Burkina Faso ambitionne de consolider sa croissance économique, projetée à 5,8 % en 2025 par la Banque africaine de développement. Ces ressources pourraient financer des projets prioritaires, comme l’accès à l’électricité rurale et le développement agricole, tout en renforçant la confiance des investisseurs dans l’économie nationale. Le Premier ministre a salué cette performance comme une « étape majeure vers la souveraineté économique ».







