Thierno Aly Sy, élu sur la liste des suppléants du département de Dakar, a démissionné de son siège à l’Assemblée nationale mercredi 11 décembre 2024. Cette décision intervient à peine cinq jours après son installation, suite à la nomination d’Abass Fall au poste de ministre.
Cette décision a été déclenchée par la révélation dans la presse de son passé judiciaire. En effet, Thierno Aly Sy avait été condamné par la Cour d’appel en 2021 à une peine de trois mois de prison avec sursis pour abus de confiance, décision confirmée par la Cour suprême en 2022. La condamnation impliquait également le paiement de 12 millions de FCFA à la partie civile.
Ces faits le rendent inéligible au regard des articles L29 et L30 du Code électoral sénégalais, qui stipulent qu’une personne condamnée pour certains délits, même avec sursis, ne peut figurer sur les listes électorales pendant cinq ans.
La démission de Thierno Aly Sy est perçue comme une conséquence collatérale de la radiation du maire de Dakar, Barthélémy Dias, de la liste des députés. Cette radiation a été justifiée par des dispositions légales similaires.
Pour le remplacer, Mame Omar Ndoye, un technicien en BTP et responsable du parti Pastef dans la commune de Yoff, sera installé lors de la prochaine séance plénière.
Cette affaire met en lumière des questions de moralité et de transparence dans la classe politique sénégalaise. Elle alimente également le débat sur l’application rigoureuse des lois électorales, notamment dans un contexte où plusieurs figures politiques sont confrontées à des démêlés judiciaires.







