Les récents événements climatiques ont eu un impact dévastateur sur les riziculteurs de la basse vallée de Mono, particulièrement ceux installés sur les périmètres rizicoles d’Agomé-Glozou, situés à 100 km de Lomé. Les pluies diluviennes ont inondé plus de la moitié des champs, causant des dégâts considérables. La situation est d’autant plus critique que presque tous les producteurs avaient terminé ou étaient en phase finale de repiquage du riz.
Des Pertes Colossales
Les producteurs témoignent que cette année, la situation est bien pire que l’année précédente, impactant gravement les rendements. Ils signalent que les dommages sont plus importants sur le nouveau périmètre rizicole que sur l’ancien. « Les dégâts actuels sont plus énormes sur le nouveau périmètre que sur l’ancien et si rien n’est fait, les producteurs ne pourront pas tenir », déclare un riziculteur désespéré.
Un Problème de Drainage
Les inondations résultent en grande partie de l’inefficacité du drain d’évacuation d’eau de pluie, construit pour protéger les champs. Les agriculteurs constatent que ce drain ne répond pas aux besoins, particulièrement sur le nouveau périmètre. La stagnation de l’eau entraîne des pertes financières énormes pour les producteurs, qui ont déjà investi en moyenne 700 mille francs par hectare. Avec environ 300 mille francs déjà dépensés, l’inondation compromet gravement leurs efforts et les crédits obtenus auprès des microfinances.
Appel à l’Aide
Les riziculteurs lancent un appel urgent aux autorités pour terminer les travaux de drainage. « Les autorités doivent intervenir pour nous aider à achever le drain d’évacuation d’eau afin de permettre à l’eau de pluie de trouver son passage même après des grosses pluies. Sans cela, ce phénomène pourrait se répéter à tout moment et c’est le producteur qui enregistre des pertes énormes », plaident-ils.
Un Impact sur les Rendements
Malgré ces défis, les périmètres rizicoles d’Agomé-Glozou ont le potentiel de produire en moyenne 5 tonnes de riz paddy par hectare et environ 3 tonnes 200 kg de riz blanc. Cependant, sans une intervention rapide, les inondations risquent de compromettre ces rendements, aggravant encore la précarité des producteurs.
Conclusion
Il est impératif que des mesures soient prises pour améliorer le drainage et protéger les cultures. Les riziculteurs d’Agomé-Glozou ont besoin de soutien pour continuer à contribuer à la sécurité alimentaire et à l’économie locale. Une intervention rapide peut aider à éviter que les efforts et les investissements de ces agriculteurs ne soient réduits à néant par des inondations récurrentes.







