Sénégal : le Trésor lève 71,5 milliards FCFA sur le marché de l’UEMOA
Le Sénégal poursuit sa mobilisation de ressources sur le marché financier régional. La Direction générale des Financements et de la Dette (DGFD) a levé, vendredi 31 juillet 2026, 71,5 milliards de FCFA à l’issue d’une émission d’adjudication simultanée de titres publics organisée en partenariat avec UMOA-Titres.
L’opération, destinée à contribuer au financement des besoins budgétaires de l’État du Sénégal, portait sur des bons assimilables du Trésor (BAT) à 364 jours ainsi que des obligations assimilables du Trésor (OAT) de 3 et 5 ans.
La demande enregistrée auprès des investisseurs a dépassé le montant initialement recherché, confirmant l’intérêt du marché régional pour les titres souverains sénégalais.
Une demande supérieure à l’objectif initial
Pour cette opération, la DGFD avait mis en adjudication un montant de 65 milliards de FCFA.
Les investisseurs ont soumis des offres d’un montant global de 82,982 milliards de FCFA, soit un taux de couverture de 127,67 % du montant mis en adjudication.
Face à cette demande, le Trésor sénégalais a finalement retenu 71,5 milliards de FCFA de soumissions, tandis que 11,482 milliards de FCFA ont été rejetés.
Le taux d’absorption de l’opération s’est ainsi établi à 86,16 %.
Ces chiffres témoignent d’un niveau de demande relativement soutenu pour les titres proposés, même si le montant effectivement retenu a été supérieur à l’objectif initial de 65 milliards de FCFA.
Des rendements qui progressent avec la maturité
Les conditions de rémunération diffèrent selon la nature et la durée des titres souscrits.
Les investisseurs dont les offres ont été retenues bénéficieront d’un rendement moyen pondéré de 7,65 % pour les bons du Trésor à 364 jours.
Pour les obligations, le rendement moyen pondéré ressort à 7,95 % pour les titres à 3 ans et à 8,17 % pour ceux à 5 ans.
Cette progression du rendement avec l’allongement de la maturité traduit notamment la prime associée à un engagement financier plus long.
Les bons seront remboursés en août 2027
Concernant les bons assimilables du Trésor, la DGFD prévoit le remboursement des titres le premier jour ouvré suivant leur date d’échéance, fixée au 1er août 2027.
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Les intérêts seront versés d’avance, sous la forme d’un précompte directement effectué sur la valeur nominale des titres.
Ce mécanisme permet aux investisseurs de bénéficier de leur rémunération dès la souscription, tandis que le remboursement du principal intervient à l’échéance.
Des obligations à échéance de 2029 et 2031
Pour les obligations assimilables du Trésor, le remboursement du capital interviendra également le premier jour ouvrable suivant les dates d’échéance prévues.
Les obligations de 3 ans arriveront à échéance le 3 août 2029, tandis que celles de 5 ans arriveront à échéance le 3 août 2031.
Le calendrier de remboursement permet ainsi au Sénégal d’étaler dans le temps le remboursement du principal tout en mobilisant des ressources destinées à répondre à ses besoins budgétaires.
Des coupons annuels de 6,30 % et 6,45 %
Les obligations émises dans le cadre de cette opération sont assorties de taux d’intérêt annuels distincts selon leur maturité.
Les titres à 3 ans portent un taux d’intérêt de 6,30 %, tandis que les obligations à 5 ans affichent un taux de 6,45 %.
Le paiement des intérêts débutera à la fin de la première année et se poursuivra annuellement jusqu’à l’échéance des titres.
Cette structure permet aux investisseurs de bénéficier de flux de revenus réguliers tout au long de la durée de détention des obligations.
Le marché régional, un levier central du financement budgétaire
À travers cette nouvelle opération, le Sénégal continue de s’appuyer sur le marché financier de l’UEMOA pour mobiliser les ressources nécessaires au financement de ses besoins budgétaires.
La demande enregistrée, supérieure de plus de 27 % au montant initialement recherché, montre l’intérêt des investisseurs pour les titres proposés par le Trésor sénégalais.
Avec 71,5 milliards de FCFA levés, l’opération permet ainsi à l’État de renforcer ses ressources disponibles tout en diversifiant les maturités de sa dette à travers des instruments allant du court terme aux échéances de cinq ans.
Dans un contexte régional marqué par des besoins importants de financement des États, la capacité à mobiliser durablement l’épargne disponible sur le marché de l’UEMOA demeure un enjeu majeur.
L’opération du 31 juillet illustre ainsi le rôle central du marché régional dans la stratégie de financement des États membres, tout en mettant en évidence l’importance de maintenir la confiance des investisseurs et de préserver des conditions de financement soutenables à moyen et long terme.







