Marché UEMOA : le Mali lève 55 milliards FCFA
L’État du Mali a mobilisé 55 milliards de FCFA sur le marché des titres publics de l’UEMOA, à l’issue d’une adjudication de bons et obligations du Trésor organisée ce mercredi par UMOA-Titres, selon le compte-rendu transmis à APA. Cette opération s’inscrit dans la stratégie de financement budgétaire du pays.
Une demande solide des investisseurs régionaux
L’opération portait initialement sur un montant de 50 milliards de FCFA. Elle a suscité un intérêt marqué des investisseurs, avec des soumissions globales atteignant 66,52 milliards de FCFA, soit un taux de couverture de 133,04 %.
Au total, le Trésor malien a retenu 55 milliards de FCFA, correspondant à un taux d’absorption global de 82,68 %, avec une date de valeur fixée au 22 janvier 2026.
Trois maturités pour diversifier le financement
Dans le cadre de cette adjudication, Bamako a émis trois catégories de titres :
- des Bons assimilables du Trésor (BAT) à 364 jours, arrivant à échéance le 20 janvier 2027 ;
- des Obligations assimilables du Trésor (OAT) à 3 ans, échéance le 22 janvier 2029 ;
- des OAT à 5 ans, échéance le 8 janvier 2031.
BAT à un an : le pilier de la levée
Les BAT à 364 jours ont concentré l’essentiel de la demande. Sur 49,78 milliards FCFA de soumissions reçues, 43 milliards FCFA ont été retenus, avec :
- un taux marginal de 6,76 % ;
- un rendement moyen pondéré de 7,23 %.
Treize investisseurs ont déposé 22 offres sur cette maturité courte, confirmant l’appétit du marché pour les instruments à faible duration.
OAT : sélectivité sur le moyen et long terme
Pour les OAT à 3 ans, seules 5 milliards FCFA ont été acceptées sur 9,74 milliards FCFA proposés, traduisant une plus grande sélectivité des autorités. Les OAT à 5 ans, en revanche, ont enregistré la totalité des 7 milliards FCFA demandés, avec seulement deux soumissionnaires, signe d’un intérêt ciblé mais assumé sur le long terme.
Forte participation régionale, domination ivoirienne
La souscription a été largement portée par les investisseurs régionaux. La Côte d’Ivoire s’est positionnée comme le premier souscripteur, avec 21,25 milliards FCFA retenus sur les BAT. Elle est suivie par :
- le Mali : 8,51 milliards FCFA ;
- la Guinée-Bissau : 5 milliards FCFA ;
- le Burkina Faso : 3,2 milliards FCFA ;
- le Sénégal : 2,53 milliards FCFA ;
- le Togo : 2,5 milliards FCFA.
Un signal de confiance malgré un contexte contraint
Cette levée de fonds confirme la capacité du Mali à accéder au marché financier régional, malgré un environnement macroéconomique et sécuritaire exigeant. Elle illustre également la résilience du marché des titres publics de l’UEMOA, qui demeure un instrument central de financement des États membres.








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