Le 15 février 2025, une mine artisanale s’est effondrée dans la région de Kayes, faisant 43 victimes, majoritairement des femmes. Quelques jours plus tôt, le 29 janvier, une inondation soudaine d’un tunnel dans le sud-ouest du pays a causé la mort de 13 mineurs, dont des femmes et trois enfants.
Face à ces drames, le Conseil des ministres a pris des mesures drastiques en suspendant l’attribution de permis miniers aux étrangers et en procédant au limogeage des responsables administratifs et sécuritaires impliqués dans la gestion des sites concernés.
Le Mali est l’un des principaux producteurs d’or en Afrique, accueillant des multinationales majeures telles que Barrick Gold, B2Gold Corp, Resolute Mining et Hummingbird Resources Plc. Depuis leur prise de pouvoir en 2020, les autorités militaires ont initié une refonte du secteur minier, visant à accroître les bénéfices de l’État dans un contexte de flambée des prix de l’or.
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Toutefois, cette politique a entraîné des tensions avec certaines compagnies minières, notamment Barrick Gold, avec qui un contentieux reste en suspens.
Au-delà des défis liés à l’exploitation artisanale, le Mali doit également faire face à une chute de 23 % de sa production industrielle d’or en 2024. Cette baisse représente un défi économique majeur pour un pays où l’or constitue une ressource stratégique essentielle.
L’interdiction des permis artisanaux aux étrangers marque une étape clé dans la régulation du secteur minier, mais elle pose également des questions sur l’avenir de l’exploitation artisanale et l’impact sur les communautés locales qui en dépendent pour leur survie économique.









































